06 octobre 2009
Consultation : piège à militants sur Alfortville
Hérodote a reçu, par l'intermédiaire d'ALFORTVILLE CONFLUENCE, de nombreux courriels lui demandant, suite à son dernier message, le résultat de la consultation interne au Parti Socialiste section d'Alfortville. Voici sa réponse.
Merci à tous de vos encouragements même si certains ont noté, et regretté, que mes derniers messages aient manqué d'humour, "cerise qui a manqué au gâteau" selon l'expression de Michèle.
Les résultats sur Alfortville, voire sur le Val-de-Marne ? Inconnus sur le site municipal comme pour le site départemental. Sites à la parution très épisodique d'ailleurs. La petite souris a donc dû quitter sa forme informatique pour se glisser dans l'opération de dépouillement. Verdict: les résultats sont identiques grosso modo à ceux obtenus au niveau national : un peu plus de 50% de votants par rapport aux inscrits et un peu plus de 70% opposés au cumul et à plus de 3 mandats successifs.
Alors, Monsieur Rouquet a-t-il profité de la magnifique occasion que la "Fête de la Rose" du 03 octobre à Alfortville représentait pour lui ? Magnifique occasion de montrer son profond attachement aux valeurs de démocratie interne au Parti Socialiste et de prouver son respect de la volonté des militants, en annonçant à la tribune, avec "panache et élégance" qu'il respectait la décision sortie des urnes, sans attendre les prochaines échéances, et remettait immédiatement sa démission.
Que nenni, "as usual" : circulez, militants, maintenant que vous vous êtes exprimés, y'a rien à voir ! La récré est terminée !
Au plan national, je ne résisterai pas au plaisir de vous livrer la justification la plus faux-cul émise à l'occasion de cette consultation. Elle émane de Gérard Collomb, Sénateur-Maire de Lyon, Président de la Communauté Urbaine, etc, etc, qui s'est interrogé sur la validité de la réponse aux questions sur le cumul et la succession des mandats, en arguant que 70 % de oui avec 50 % de votants, cela ne faisait guère que 35 % de socialistes, soit une minorité !
Il n'y a pas eu 50 % de votants, mais bien plus, puisqu'il fallait être à jour de cotisation pour pouvoir voter, et il ne fait guère de doute que la plupart des absents au vote n'étaient pas suffisamment motivés pour être à jour de leur cotisation : ils étaient donc radiés des listes électorales et non pas abstentionnistes.
Si l'on devait suivre la "logique" de Monsieur Collomb, l'élection de Monsieur Rouquet aux municipales ne serait pas "valide" puisqu'il n'a obtenu que les voix de 28 % des électeurs inscrits à Alfortville... Ce n'est qu'un exemple...
Pour conclure, et ce n'est pas le moins important à mes yeux, afin d'éviter quelques commentaires rageurs, je précise que le cancer du cumul des mandats est une maladie partagée par tout l'échiquier politique, l'UMP en particulier. Les Verts qui se croyaient immuniser contre ce mal ont, depuis les dernières municipales, enregistré leur premier cas. Et l'unique parlementaire Modem du Val de Marne est aussi Maire.
Tous quoi, avez-vous dit ? Cumulards ! C'est bien vrai...
01 octobre 2009
On vote à Alfortville le 1er octobre
Hérodote nous livre un nouveau billet d'humeur: nous le publions avec plaisir.
On vote, enfin pas tout le monde ! Ce sont les adhérents du Parti Socialiste (enfin ceux qui restent après l'opération Karcher de Martine Aubry...) qui sont invités à répondre à diverses questions dont deux qui me sont chères sur la limitation du cumul des mandats.
J'ai déjà parlé de ce problème majeur pour notre démocratie, je ne suis pas le seul, loin de là.
Revenons à Alfortville et parlons de Monsieur Rouquet, notre Député-Maire. Rappelons-nous son programme et ses actes ces dernières années.
Mars 2007 : le Député-Maire demande à ses troupes de répandre la bonne parole de sa candidate à l'élection présidentielle, dont une des mesures phare du programme était : "Démocratisation de nos institutions avec le non-cumul des mandats pour les parlementaires." Monsieur Rouquet était alors CONTRE le cumul des mandats.
Juin 2007 : le Maire se représente au siège de Député sans rien dire de son intention sur le cumul de ses mandats et sa perception de la "démocratisation de nos institutions". Réélu, il reste cumulard. Monsieur Rouquet était alors POUR le cumul des mandats. Enfin, les siens...
Mars 2008 : le Député se représente au siège de Maire sans rien dire de son intention sur le cumul de ses mandats et sa perception de la "démocratisation de nos institutions". Réélu, il reste cumulard. Monsieur Rouquet était alors POUR le cumul des mandats. Enfin, les siens...
Et ajoutons, dans le cadre des cumuls, qu'il y a seulement 8 jours, Monsieur Rouquet a ajouté une nouvelle fonction, la 17ème (!), à son "tableau de chasse". Il vient de se faire nommer Premier Vice-Président d'Autolib.
Alors, ce premier octobre, j'avoue que j'aimerais être une petite souris cachée dans l'urne du vote au moment où le Député-Maire y insérera son bulletin, afin de montrer l'exemple. Quelle case cochera-t-il ? Pour ou contre ?
Et si une écrasante majorité se dégage pour la limitation du cumul (ce qui ne fait guère de doute), aura-t-il l'élégance et le panache de choisir entre ses mandats, par exemple en démissionnant de son poste de Maire, afin de répondre à la demande de la base et de respecter la démocratie interne qui viendrait de s'exprimer au sein de son propre parti ?
Qui connait tant soit peu le personnage a déjà la réponse, hélas...
23 avril 2009
BMO d'Alfortville: à quand l'équité ?
Hérodote nous livre un nouveau billet d'humeur: nous le publions avec plaisir.
Démocrate national, mais pas local...
La "politique" nationale m'inspire bien souvent des parallèles révélateurs avec la "politique" locale. ALFORTVILLE CONFLUENCE a souvent évoqué les protestations indignées du Député Rouquet devant le comportement gouvernemental vis-à-vis de son parti, alors que le Maire Rouquet en fait de bien pires vis-à-vis de son opposition municipale.
Je me rappelle ainsi que Monsieur Vitse, représentant du MODEM, avait demandé, lors d'un des premiers conseils municipaux de la mandature, que les commissions municipales soient vraiment des commissions, c'est-à-dire avec une possibilité de proposer des modifications aux délibérations, et que des amendements soient mis au vote lors des conseils eux-mêmes. La réponse du Maire avait été lapidaire: "Il n'en est pas question. On n'est pas à l'Assemblée Nationale. Et puis, ce serait des batailles d'amendement comme là-bas et le conseil durerait un temps fou."
Bref, la démocratie est inscrite dans le règlement intérieur de l'Assemblée, mais elle est piétinée dans celui de la commune d'Alfortville. Les délibérations doivent être votées sans changer une virgule, même s'il est démontré que la décision est une connerie, voire de la plus complète illégalité... Cela s'appelle la dictature, dans le sens étymologique du terme (1).
Mais, après cette digression sur notre assemblée municipale, j'en reviens à mon propos. L'actualité nationale nous a appris que l'opposition socialiste (dont le Député Rouquet) a saisi, avec succès, le Conseil d'Etat pour statuer sur le fait que la règle du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), chargé de mesurer les temps de parole politique dans les médias, n'incluait pas le temps de parole du Président de la République, en s'en tenant au principe des 3 tiers: 1/3 pour le gouvernement, 1/3 pour la majorité parlementaire, 1/3 pour l'opposition parlementaire.
Comme il n'est pas contestable que Nicolas Sarkozy s'exprime peu en tant que Président des Français, mais plus souvent en tant que Chef du gouvernement, voire même en tant que Chef de parti à la tribune d'un meeting UMP, le Conseil d'Etat a, dans sa grande sagesse, accédé à la demande des parlementaires socialistes. Les prises de parole présidentielle qui touchent à des problèmes de politique partisane devront donc désormais être prises en compte dans le temps du gouvernement.
J'en viens au BMO, seul média écrit municipal, en étudiant le dernier numéro qui ne diffère pas, dans sa maquette de composition, des précédents.
Le décompte de l'espace réservé à l'opposition municipale est vite fait: une demi-page de tribune libre. Chaque liste a droit à 1150 caractères, espaces entre les mots compris. Interdiction d'une illustration, d'un schéma, d'une photographie ou d'une signature... Autant dire juste de quoi exprimer succintement une seule idée à chaque fois, sans faire dans la nuance et l'argumentation... A titre comparatif, le BMO de Créteil donne 4 pleines pages d'expression aux groupes politiques, dont 2 à l'opposition, avec les photographies et les noms des élus.
La majorité municipale d'Alfortville s'exprime, par la tribune libre, sur 3/8° de page. Mais le décompte ne s'arrête pas là. En page 4, Mademoiselle Rouquet (photographie) occupe 1/6° de page. En page 5, Monsieur Rouquet (photographie) occupe une demi-page. En page 16, Monsieur Rouquet (photographie) est interviewé sur le développement durable et nous en remet 1/8° de page. En page 20, Monsieur Rouquet (photographie) développe les positions de son parti sur une page entière, sous le couvert de 3 questions orales au gouvernement, questions rédigées par son attaché parlementaire. ALFORTVILLE CONFLUENCE a parlé récemment de ce genre de semblant d'activité et sur la totale inutilité de ces questions orales, j'avais déjà indiqué mon point de vue en décembre 2007.
Du côté des illustrations, en pages 12 et 13, l'opération ANRU permet d'afficher les photographies de Monsieur Rouquet et de Monsieur Carvounas. Idem en page 18 pour Madame Santiago. Au total, les élus de la majorité apparaissent 8 fois. Il n'aura échappé à personne que depuis 10 ans, jamais une seule photographie d'un élu de l'opposition n'est parue dans le BMO... Ces élus du peuple n'existent pas aux yeux de Monsieur Rouquet...
Bref la majorité s'étale sur 3 pages et en laisse une demie à l'opposition. Alors, Monsieur Rouquet, soyez cohérent et juste, appliquez à Alfortville ce que vous avez exigé au niveau national : 1/3 pour vous, 1/3 pour la majorité,1/3 par l'opposition.
(1) source Wikipedia: Le terme vient du latin dictatura qui désignait à l'époque de la République romaine une magistrature exceptionnelle qui attribuait tous les pouvoirs à un seul homme (le dictateur - étymologiquement « celui qui parle »).
19 mars 2009
Grève à Alfortville : à l'insu de son plein gré...
Hérodote nous livre une lettre ouverte à Monsieur Rouquet: nous la publions avec plaisir.
Fausse grève, refus du service minimum : « arts de vivre ensemble »
Lettre ouverte à Monsieur Rouquet, Maire d’Alfortville
Et voilà, Monsieur Rouquet, une nouvelle fois aujourd’hui 19 mars, vous n’êtes pas le Maire d’Alfortville mais un simple militant partisan, rien de plus. Un militant qui détourne l’argent du contribuable alfortvillais pour faire croire que les employés municipaux sont tous en grève, dressés unanimement contre vos adversaires politiques.
Non, Monsieur le Maire, les employés ne peuvent pas être comptés comme grévistes : vous leur avez encore octroyé une journée de congés payés le 19 mars. De fait vous ôtez ainsi au personnel communal le droit même d’être reconnu comme gréviste (ce qui suppose dans le droit du travail que le salarié renonce à sa rémunération), puisque leur absence de travail n’est issue que de votre seule volonté, celle du "patron" ! Il y a comme cela des choses qui semblent vous dépasser.
Dans un billet d’humeur précédent, j’avais estimé qu’une "journée de congés" coûtait 100 000 euros aux Alfortvillais. L’étude du budget municipal me le confirme : la masse salariale sera de l’ordre de 21.5 millions d’euros en 2009 et un ratio d'environ 215 jours travaillés par an est réaliste.
Cela fait, Monsieur le Maire, la 4ème journée de congés que vous accordez ainsi en moins d’un an au personnel communal: c’est donc 400 000 euros que vous avez pris dans les poches de vos administrés…
Le produit de la taxe d’habitation, que bien des contribuables ont du mal à régler, faut-il vous le rappeler, est sensiblement de 10 millions d’euros : c’est donc 4 % de cette taxe que vous avez décidé de volatiliser pour satisfaire vos opinions idéologiques. Dans quelques jours, vous allez nous dire que vous êtes contraint d’augmenter cette taxe pour « maintenir le service auquel les Alfortvillais ont droit ». Quelle honte !
Et quel mépris des conditions réelles de vie des citoyens d’Alfortville qui ont parfois bien du mal à joindre les deux bouts, particulièrement quand votre avis de taxe atterrit dans leur boîte aux lettres. Il y a comme cela des choses qui semblent vous dépasser.
Dans votre éditorial du dernier BMO, en cours de distribution, vous tempêtez sur le pouvoir d’achat, sur les conséquences économiques et sociales de la crise. A qui ferait vous croire que la fermeture régulière des services municipaux d’Alfortville est la solution à ces problèmes ? C'est même tout le contraire : vous diminuez le pouvoir d'achat des Alfortvillais en augmentant les impôts, pour financer des actions partisanes comme celle d'aujourd'hui.
Parlons maintenant du service minimum d’accueil à l'école que vous avez l’obligation légale de mettre en œuvre. Vous refusez de vous soumettre à la Loi. Vous donnez ainsi l’exemple du rejet de la règle démocratique, l'exemple de l'incivisme qu'avec un certain cynisme, vous fustigez sur la même page du BMO sous le titre « Attention aux infractions ! ». En tant que législateur, vous devriez être le premier à respecter scrupuleusement la Loi : votre attitude n’en est que plus condamnable.
Si chacun comprend que des petites communes soient dans l’impossibilité matérielle d’assurer ce service, ce n’est pas votre cas, quoique vous disiez. Monsieur le Préfet va à nouveau vous déférer devant le Tribunal Administratif, cette fois-ci sur le fond. Espérons que dans ces attendus, il insiste bien sur le point que, volontairement, vous n’avez pris aucun moyen pour essayer d’assurer ce service, même partiellement, ne serait-ce que par un appel aux concitoyens aptes à assurer la garde des enfants. Il existe des gens capables dans toutes les villes : pourquoi pas à Alfortville ? Vous dites que vous ne pouvez pas assurer ce service minimum. C’est faux : vous ne voulez pas, par pur souci de mener votre combat politicien.
Dans les deux cas que je viens d’évoquer, la fausse grève et le refus illégal du service minimum, votre action, Monsieur le Maire, a pour seule conséquence d’accroître la difficulté de la vie quotidienne des Alfortvillais. Si vous ne vous en rendez pas compte, c’est que votre esprit partisan vous aveugle. Si vous vous en rendez compte, il faut imaginer que vous n’avez brigué votre mandat que par ambition personnelle, en ignorant la recherche du bien public qui devrait pourtant en être la première priorité. Dans les deux cas, vous êtes indigne de votre fonction, force est de le reconnaître.
Vous avez été élu Maire pour servir les Alfortvillais et non pour abuser de votre pouvoir municipal en essayant, avec beaucoup d’illusions, d’agir au niveau national contre vos adversaires politiques.
27 janvier 2009
A nos enfants d'Alfortville...
Hérodote nous livre un nouveau billet d'humeur: nous le publions avec plaisir.
Vous me savez lecteur attentif de ce blog : je viens y prendre quotidiennement quelques bouffées de démocratie pour ne pas succomber à l'asphyxie de la chape de plomb officielle, dont le BMO est le bras armé...
Lecteur attentif du blog et du BMO, j'ai noté que Monsieur Rouquet avait honoré un seul de ses 30 engagements, alors que se profile le premier anniversaire de sa réélection. Il s'agit de la création du Conseil des Jeunes (engagement n° 18). Conseil des Jeunes ? La jeunesse s'arrête, dans la réflexion du Maire, au niveau de la classe de 5ème ! Ce n'est pas moi qui l'invente : c'est écrit dans le BMO (en page 19 du numéro de décembre 2008), donc c'est vrai !
J'en déduis logiquement que le reste des Alfortvillais, à partir du niveau de la classe de 4°, n'est plus jeune. C'est une population réduite, pour espérer être pris en considération par le Maire, à s'accrocher à l'engagement n° 19 : "Répondre aux attentes des nouveaux Seniors". Alfortville, un art de vivre ensemble, à partir de 12-13 ans, entre Seniors, nouveaux ou anciens...
Mais revenons aux jeunes et analysons les saines occupations auxquelles les enfants en CM 1 et CM 2 ont droit dans le cadre du service de l'accueil de loisirs sans hébergement. Etrange découverte en page 18 du BMO : quelques répétitions leur ont permis d'interpréter devant le Député-Maire la chanson suivante (c'est vrai, c'est dans le BMO) !
"Alfortville, Alfortville, c'est ma ville.
Il y a des cris de joies et des rires.
Alfortville, Alfortville, dans ma ville,
on vit tous ensemble heureux et tranquilles."
Nous n'avons malheureusement pas connaissance du reste des paroles : cela serait, sans nul doute, encore plus instructif. Ces paroles auraient pu être chantées sur la mélodie de : "Maréchal, nous voilà", car cela participe de la même forme de conditionnement, à la nuance près de la forme indirecte de l'hommage, ce qui y ajoute l'hypocrisie. Les petits Français de 1940 rendaient hommage à Pétain et à son action, les petits Alfortvillais de 2008 ont rendu hommage à l'action de Rouquet depuis 20 ans.
Certains pourraient être tentés d'en rire : cela glace le sang. Quels sont donc les "éducateurs" qui ont pu imaginer d'imposer une telle propagande à des enfants ? Quels sont ceux qui ont choisi ces "éducateurs" ? En répondant à la deuxième question, vous aurez répondu à la première.
Pour finir, la publication de ce "moment fort" (c'est le BMO qui utilise ce terme) dans les colonnes du journal municipal montre bien que tout ceci est fait avec l'aval et l'acceptation de l'équipe municipale au pouvoir.
Je n'ai personnellement plus d'enfants à l'école, mais, parents, vous pouvez vous inquiéter d'une telle dérive.
12 janvier 2009
Une tribune libre : à quoi cela sert-il ?
Hérodote nous livre un nouveau billet d'humeur: nous le publions avec plaisir.
Les BMO se suivent et se ressemblent. En particulier sur un point, dont je voudrais vous entretenir aujourd'hui, la tribune libre.
Cette fameuse tribune libre qui, dans l'esprit du législateur, doit servir d'espace à l'expression démocratique... Démocratie, mot toujours à la bouche de René Rouquet, mais réalité inexistante dans la vie quotidienne municipale. Démocratie que le Maire limite aux strictes concessions indispensables, imposées par une obligation légale. Comment cela, j'exagère ! Mais qui peut me donner, dans Alfortville, un seul exemple de vie démocratique à la seule initiative de notre premier édile ? Je ne connais que des contre exemples.
Revenons à cette tribune, cette unique page saucissonnée entre les 5 listes représentées au Conseil. Remarquons en préambule qu'une liste bénéficie d'un traitement de faveur, en ayant droit à 3 fois plus d'espace que les autres. Pourquoi ? Au prétexte que cette liste est divisée en différents courants (PS, PC, Verts) qui ne peuvent s'exprimer d'une seule voix, après une union électoraliste opportune ?
Vous avez deviné : il s'agit de la liste de la majorité, le Maire considérant sans doute que la propagande officielle qui s'étale sur la plupart des 31 autres pages du BMO ne suffit pas. Et bien si, cela suffit, puisque ces groupes "majoritaires" ne vous parlent pas d'Alfortville mais reproduisent, numéro après numéro, des tirés à part des idées piochées dans les programmes nationaux de leurs partis respectifs. Cette fois-ci, c'est la crise qui s'affiche au PS, au PC et chez les Verts, chacun la colorant à sa sauce.
Le lecteur attentif pourrait espérer que le petit 1/8° de page restant à chaque liste d'opposition leur permettrait de parler des problèmes des Alfortvillais. Espoir déçu: l'UMP parle du RSA, le MODEM des SDF et Lutte Ouvrière... de la crise.
Voilà donc ce qui est important pour 37 des 39 Conseillers municipaux : informer les Alfortvillais de ce dont ils n'ont sans doute jamais entendu parler. C'est une évidence : les journaux, écrits ou télévisés, n'ont parlé ces temps-ci ni de la crise, ni du RSA, ni des SDF... Heureusement que tous ces élus sont là pour apprendre à leurs concitoyens que ces problèmes existent ! C'est là sans doute l'idée qu'ils se font de leur mandat municipal. Tous doivent rêver à un destin national...
Pour ces 37 élus là, Alfortville, connais pas !
Il ne reste donc plus qu'une seule tribune, celle de Confluence 2008, qui, à chaque numéro, parle des problèmes rencontrés quotidiennement par les Alfortvillais, et Dieu sait s'ils sont nombreux. N'y aurait-il qu'eux pour s'intéresser à notre sort ? Et donc finalement susciter notre intérêt.
08 décembre 2008
"La concertation à Alfortville, c'est pas facile"...
Hérodote nous adresse une "lettre ouverte à Monsieur le Maire" : nous la publions avec plaisir.
Monsieur le Maire,
Drôle de titre pour ma lettre, n'est-ce pas ? Je ne l'ai pas inventé puisque je vous cite, Monsieur le Maire, lors de la réunion ANRU du 22 octobre 2008 : "La concertation, c'est pas facile... c'est toujours très compliqué... c'est compliqué... c'est compliqué..."
Tellement compliqué pour vous que vous ne me semblez pas parvenir à établir une véritable concertation avec les Alfortvillais. Comme lors des réunions ANRU par exemple.
Pour faire de la concertation, Monsieur le Maire, la première condition serait de faire des réunions publiques. Pour faire des "réunions publiques", il ne suffit pas d'accoler l'adjectif "publique" au substantif "réunion". Des courriers déposés à quelques habitants ciblés, quelquefois le matin même de la réunion, cela ne suffit pas. Un petit panneau sur le bord du trottoir posé quelques minutes avant le début de la réunion, cela ne suffit pas.
Pour qu'une réunion soit publique, Monsieur le Maire, il faudrait l'afficher sur l'ensemble des panneaux de la ville : prenez exemple sur les associations sportives, les organisateurs de lotos, les spectacles du pôle culturel, les associations adeptes de brocante, eux qui savent si bien le faire. D'ailleurs vous y arrivez de temps en temps, mais pour un seul genre de manifestation : les cérémonies au monument aux morts. A ces occasions-là, vous savez placarder une affiche, ornée d'un ruban bleu-blanc-rouge, du plus bel effet il faut le dire. De nombreux Alfortvillais apprécieraient que vous annonciez de la même manière les Conseils municipaux : ce sont aussi des réunions publiques et le lieu où se débat devraient se débattre "tous les grands projets d'Alfortville". Ces affiches existent dans les communes des alentours: pourquoi en sommes-nous privés ?
Pour qu'une réunion soit publique, Monsieur le Maire, il faudrait aussi l'annoncer très visiblement sur le site Internet de la ville. Cela fait maintenant 2 ans que vous nous avez déclaré que vous allez vous "y mettre". Vous ne semblez pas avoir commencé à mettre en pratique cette louable intention, puisqu'aucune mention des réunions ANRU n'a été faite sur le site de la Mairie. Comme jamais aucun Conseil municipal non plus.
C'est comme cela que s'écrit la Démocratie. Pas uniquement dans un éditorial de BMO.
Ces réunions ANRU auraient dû être annoncées dans toute la ville, et non pas faire l'objet d'une promotion confidentielle, réservée à quelques-uns, comme s'il s'agissait de ventes privées. Car, Monsieur le Maire, un projet de 170 millions d'euros, cela concerne tous les habitants : c'est pratiquement 2 fois et demie le budget annuel d'Alfortville. Ah, je sais, les gros chiffres et vous, vous n'êtes pas copains, comme vous aimez à le répéter.
Pour que la concertation existe lors des réunions, Monsieur le Maire, il ne faudrait pas monopoliser le micro et se répandre dans des monologues sans fin, litanies d'historiettes anecdotiques ou de souvenirs d'enfance, en ne répondant surtout pas aux questions posées par les citoyens venus s'exprimer. "Je parle trop, je parle trop", confessez-vous à la fin de quelques tirades. C'est tellement vrai.
Pour que la concertation existe, Monsieur le Maire, il faudrait que les réunions soient organisées en amont des études, qu'elles abordent les problèmes de fond, qu'elles permettent un véritable débat d'idées. Les rares réunions que vous avez faites ont toujours consisté à montrer des diapositives de projets bouclés : ce sont des rideaux de fumée, de l'information au mieux, de la propagande au pire. Et le pire est fréquent.
Vraiment, Monsieur le Maire, la concertation, comme l'informatique, ce n'est pas votre fort.
Et déclarer: "La concertation à Alfortville, c'est pas facile", moins de 8 mois après votre ré-élection, c'est administrer la preuve que votre engagement électoral n° 26 était une phrase sans lendemain, une promesse que vous reconnaissez aujourd'hui en public être dans l'incapacité d'honorer. Alors permettez-moi de faire quelque graffiti sur votre programme, puisque nous ne sommes plus en campagne électorale et que cela relève donc maintenant de la simple liberté d'expression. Je ne fais en effet pas partie de ces fascistes qui barbouillaient les affiches électorales et donc un des symboles de la démocratie.
Votre administré, Hérodote
18 novembre 2008
Comment faire bouger le Maire d' Alfortville ?
Hérodote nous adresse un nouveau billet d'humeur: nous le publions avec plaisir.
Mon billet d'humeur: comment faire bouger le Maire d'Alfortville ?
Question rémanente pour les Alfortvillais.
Combien d'entre eux écrivent chaque année à Monsieur Rouquet sans recevoir de réponse ? Des centaines...
Combien d'entre eux appellent chaque année la mairie en laissant un message personnel au secrétariat du Maire sans jamais être rappelés ? Des centaines...
Combien d'entre eux aimeraient être reçus lors de ses permanences ? Il n'y a pas de permanence du Député-Maire, fait quasi unique dans le Val de Marne...
Combien d'entre eux aimeraient pouvoir exposer leurs préoccupations dans un courrier des lecteurs en bonne place dans le BMO ? Il n'y a pas de courrier des lecteurs...
Combien d'entre eux aimeraient lui dire un mot au coin d'une rue, en allant acheter leur pain ou leurs poireaux ? Monsieur Rouquet ne semble pas faire ses courses à Alfortville et ne se déplace en ville qu'à l'arrière de sa voiture de fonction, conduite par son chauffeur, sauf quelques dimanches qui précédent l'élection municipale où il se borne à venir serrer les mains de ses troupes...
Combien d'entre eux aimeraient l'aborder à la fin d'un Conseil municipal ? Le Député-maire lève la séance et s'enfuit dans son bureau, en évitant l'emplacement réservé au public...
Certains essayent la méthode de la pétition. Peine perdue à chaque fois, comme dans ces deux exemples parmi tant d'autres.
Peine perdue que ce soit, en 2005, la pétition d'Alfortville Confluence pour refuser la vente d'une partie de l'école Victor Hugo, pétition qui avait recueilli 1600 signatures : Monsieur Rouquet s'est entêté et a vendu, se faisant épingler par la Chambre Régionale des Comptes pour les conditions de la transaction.
Peine perdue que ce soit, très récemment, la pétition de l'association Avenir Alfortville qui avait recueilli plus de 500 signatures pour la sécurisation du marché Carnot.
A chaque fois le Maire refuse de recevoir les pétitionnaires et ignore les demandes.
La question reste donc entière : comment obtenir de cet élu qu'il daigne accorder une petite attention aux demandes de ses administrés, puisqu'il est totalement inaccessible?
Seul et unique moyen : le mettre en cause auprès de tiers.
Premier moyen: auprès du Préfet qui doit contrôler la légalité de ses actes, veiller à ce qu'il exerce les pouvoirs qu'il tient de son mandat, en particulier ceux d'assurer la sécurité. Cette méthode vient de remporter un nouveau succès, avec les travaux de clôture du marché Carnot, enfin réalisés sur demande de la Préfecture, suite à un courrier d'Avenir Alfortville, alors que la pétition avait été ignorée.
Autre moyen, hélas contentieux : auprès du Tribunal Administratif ou auprès des Tribunaux de Grande Instance ou d'Instance, selon la nature et l'importance des faits (seule l'action au TGI nécessite le concours d'un avocat).
Bien que Monsieur le Maire use parfois de rodomontades lors des Conseils: "Je gagnerai en appel" (qu'il se garde bien de faire, et pour cause) ou "Je vais expliquer aux services de la Préfecture qu'ils ont tort", il est alors bien obligé de s'exécuter.
Certains penseront que mes propos sont un peu "pousse-au-crime". Que mes lecteurs soient assurés que le constat de cette situation, et des actions "dures" auxquelles les Alfortvillais sont réduits, me laisse dans la plus grande amertume. Car mes concitoyens sont deux fois lésés : dans l'énergie qu'ils sont obligés de mettre en oeuvre pour faire aboutir leurs demandes légitimes, et dans les frais de procédure ainsi engendrés pour la Commune, frais qui sont payés par tous.
Il serait pourtant si facile d'éviter tout cela. Comme toujours, pour supprimer les conséquences, il suffit de supprimer les causes. Dans le cas dont je viens de vous entretenir, cela s'appelle l'écoute et le dialogue avec les administrés.
Hérodote
Post-scriptum (je préfère écrire en toutes lettres...): bienvenue à Homère dans les rangs des contributeurs de ce blog; la qualité de son message a été reconnue si j'en juge par les nombreux commentaires qu'il a suscités.
27 octobre 2008
Une journée d'action du Maire d'Alfortville
Hérodote nous adresse un nouveau billet d'humeur: nous le publions avec plaisir.
Mon billet d'humeur: quand le Maire entre en "action"
Le 07 octobre dernier, René Rouquet a gratifié les Alfortvillais d'une "journée d'action". Dans son langage, une "journée d'action", c'est faire grève...
Faire grève, cela consiste pour lui à demander aux employés communaux de rester chez eux, tout en les payant normalement. Ce qui pose problème, ce n'est pas que la rémunération des agents soit assurée: après tout, ce n'est pas de leur volonté s'ils ne travaillent pas, cela leur est imposé par le Maire.
Non, ce qui pose problème, c'est que cette décision soit prise par un homme seul et qu'ainsi, la charge salariale de cette journée soit jetée par la fenêtre, ce qui représente à peu près 100 000 euros selon mes calculs*. Ce qui pose aussi problème, c'est que la décision d'une telle dépense soit prise sans même en référer au Conseil Municipal.
Ce qui pose encore problème, c'est que cette "grève" ait pénalisé les administrés, qui ont été privés pendant une journée des services auxquels ils avaient droit par le paiement de leurs impôts: ce sont eux les seules victimes.
Cette décision politique a naturellement été aussi mise en oeuvre par le Président de l'Agglo, Maire de Créteil, qui a décidé, entre autres, que les Alfortvillais seraient privés ce jour-là de restauration collective, sans rien demander à personne lui non plus. Là encore, ce diktat a eu une conséquence: organiser une "grève de la faim" pour les enfants des écoles et pour les personnes bénéficiaires des repas à domicile. Je suppose que Monsieur Cathala et Monsieur Rouquet ont bien déjeuné ce jour-là dans les salons de l'Assemblée Nationale: ont-ils eu, au cours de leur repas, une première pensée pour les parents qui ont dû s'organiser en catastrophe pour que leurs enfants puissent manger et une seconde pensée pour les personnes âgées sans repas ?
Tout cela pourquoi ? Pour rien. Cela a-t-il fait avancer le débat sur la DSU, justification avancée ? Non. Qui peut s'imaginer que le Gouvernement ait été impressionné par cette gesticulation ? Servir l'intérêt public, ce n'est pas agir comme cela. Défendre ses administrés, ce n'est pas les brimer.
* Naturellement Monsieur Rouquet est invité à nous fournir le chiffre exact...
14 octobre 2008
Sécurité routière: une semaine de sensibilisation
A l'occasion de la semaine de la sécurité routière intitulée "Jeune et responsable", près de 2000 actions sont mises en place sur l'ensemble du territoire national, jusqu'à dimanche.
Cette neuvième édition vise à renforcer et soutenir les associations, collectivités, forces de l'ordre qui luttent au quotidien pour réduire le nombre de morts sur les routes.
Les jeunes écoliers, collégiens et lycéens sont donc au coeur de cette semaine de sensibilisation. Il faut savoir que les jeunes de 15 à 24 ans représentent 25,6% des personnes tuées sur la route, et concernant les moins de 15 ans, une victime sur 4 est un piéton. Au quotidien, ils encourent un risque important sur le trajet "domicile-école".
L'objectif de cette semaine "sécurité routière" est bien évidemment de transmettre au plus grand nombre les règles à respecter pour éviter les accidents à pied et à vélo...
Mercredi 15 et jeudi 16 octobre, la projection d'un film "Attention danger piétons" au collège Léon Blum d'Alfortville, informera les jeunes piétons sur les dangers qu'ils encourent.
A l'encontre de certaines villes voisines, dommage qu'aucune animation ne soit prévue autour des pistes cyclables et circulation 2 roues dans Alfortville...
Une semaine de sensibilisation bien trop molle sur notre ville au regard de la dangerosité de nos rues !
Pour les seniors, ce sera le jeudi 23 octobre à la salle de convivialité. C'est une information enfouie au fin fond du site de la mairie: nous sommes tombés dessus par hasard en feuilletant la rubrique agenda.
Mise à jour à 23 heures 05
Hérodote, qui était resté silencieux depuis bien longtemps, vient de nous faire parvenir le billet suivant, qu'il nous a adressé à la lecture de notre message.
Bientôt dans le BMO
A la lecture de votre message, j'imagine déjà l'article dans le prochain BMO. Allez, je rédige pour eux (ils peuvent copier):
"Cette semaine de la prévention routière à Alfortville a été ponctuée de temps forts, tant pour les jeunes alfortvillais que pour les anciens.
Au collège Léon Blum, les élèves ont pu découvrir, à la projection d'un film, les dangers de la route et les précautions bien utiles que chacun se doit de mettre en pratique. Ce genre d'initiatives, auxquelles Monsieur le Député-maire est attentif, montre la place prédominante de la sécurité à Alfortville.
Les anciens, bien sûr, n'ont pas été oubliés. Réunis en grand nombre à la salle de convivialité dans une ambiance chaleureuse, ils ont été particulièrement heureux des conseils qui leur ont été prodigués, Monsieur le Député-maire leur disant dans un message de clôture tous les efforts entrepris par son équipe pour leur rendre les trottoirs accessibles et faciliter leurs déplacements quotidiens.
De son côté, la Commission circulation-stationnement a tenu une nouvelle réunion, où les débats ont été particulièrement riches et féconds. C'est ainsi qu'Alfortville, jour après jour,voit son cadre de vie s'améliorer.
Mais l'action de Monsieur le Député-maire ne s'arrête pas là: il a posé une question écrite au Ministre pour l'interpeler sur toutes ces questions et savoir qu'elles étaient les mesures urgentes que le gouvernement envisageait de prendre afin d'assurer la sécurité de chacun. Il en a fait de même au Conseil de l'Europe, car le problème de la sécurité routière dépasse bien les frontières nationales".
Bien à vous, Hérodote.


