Lors de ce Conseil Municipal du 18 février 2014, le point majeur était le Débat d'Orientations Budgétaires (DOB). Comme chaque année, l'ensemble des composantes du Conseil a été invité à exposer sa vision de la gestion des finances locales pour l'exercice 2014.

Capture d’écran 2014-06-21 à 01Voici l'intervention de Catherine de Rasilly, pour le groupe "CONFLUENCE".

Monsieur le Sénateur Maire,

Chers collègues,

Nous, représentant la Société Civile,

Nous ne rentrerons ni dans le jeu d'un débat politicien, ni dans le détail des chiffres qui donne toujours lieu à des interprétations contradictoires et partisanes de la part de chacune des composantes de ce Conseil ! Et qui par conséquent, ne sont donc plus le reflet objectif de la situation économique de notre commune.

Il n'aura échappé à personne que le contexte économique global national n'a pas évolué favorablement depuis le précédent Débat d'Orientation Budgétaire du mois de février dernier, la croissance du PIB étant restée particulièrement atone ce qui impacte négativement bien évidemment les finances des collectivités.

Les prévisions pour 2015 ne sont quant à elles guère plus optimistes, notamment avec la baisse des dotations de l'État en section fonctionnement.

Tout ceci a donc une conséquence directe sur les finances communales, comme l'a fait remarquer très justement notre collègue Michel Gerchinovitz.

Bien évidemment l'exercice est compliqué par la tenue de la promesse de campagne de notre majorité qui s'est engagée à figer pendant 6 ans le taux d'imposition pour la part communale.

L'augmentation du taux de TVA de 19,6 à 20 %, des fluides, des énergies, des assurances etc... n'est pas sans répercussion budgétaire significative. Tout comme les frais de personnel pour plus de la moité du budget fonctionnement, frais dont les hausses réglementaires sont incompressibles bien sûr . Tout comme l'absorption du surplus de charges engendré par les NAP. (Nouvelles Activités Périscolaires)

Il faudra donc faire autant, voire plus dans certains domaines avec moins de rentrées financières... l'exercice est ardu.

Il faut noter aussi, la difficulté de rester dans la liste des communes éligibles à une revalorisation de la DSU.

La revalorisation par l'État des bases fiscales des taxes locales à un niveau très bas de 0,9%, bien inférieur à l'inflation prévisible.

La baisse de la DGF tant pour notre commune que pour l'Agglo, même si le rapport qui nous est présenté propose une estimation stable.

Face à cette avalanche de points négatifs, une seule bonne nouvelle : la relativement bonne tenue des droits de mutations, le marché de l'immobilier sur Alfortville restant relativement ferme sur les prix et les volumes.

C'est donc à chaque niveau, dans tous les secteurs de la vie municipale qu'il faudra être vigilant. Il faudra analyser toutes les dépenses qui ne seraient pas totalement indispensables, tout en maintenant le niveau d'investissements nécessaires, et la qualité des services offerts qui permettront de répondre aux besoins en matière de scolarité, petite enfance et de cadre de vie...

Dans le cadre de la préparation budgétaire actuellement en cours, des efforts significatifs en terme de maîtrise, voire de réduction des dépenses ont été demandés à chacun des maires adjoints pour son secteur et sont d'ores et déjà programmés. Il s'agira de rechercher également toutes les possibilités de financements ou de subventions attachés à chacun des secteurs.

En conclusion, nous voudrions insister sur le point suivant.

Cet environnement particulièrement difficile pour les finances communales l'est aussi pour les finances des Alfortvillais. Il faudra également être très vigilant en matière de recours à l'emprunt en ne perdant jamais de vue que les emprunts d'aujourd'hui sont les impôts de demain !