piscine neigeLes lumières ne sont plus allumées dans la nuit...

ALFORTVILLE CONFLUENCE a reçu de nombreux messages concernant la fermeture du Centre Aquatique. Nous en retenons deux : le premier de Jérôme, le second d'une fidèle lectrice.

Le premier message demande la confirmation de l'information délivrée par la mairie sur cette fermeture.

On m'a rapporté qu'un courrier de la mairie aurait été distribué, informant que la piscine, pardon le centre aquatique, ne réouvrirait pas ses portes avant au moins le mois de juillet. Cette information est-elle exacte?

Jérôme

Le second message s'interroge sur les modalités de remboursement des abonnements souscrits au Centre Aquatique.

Bonjour,

Fidèle lectrice du blog, je me permets de vous exposer notre souci actuel auprès du Centre Aquatique. Peut-être que d'autres personnes sont également en attente de réponse et qu'une action "groupée" ferait bouger les choses !

Suite à la fermeture du centre aquatique, nous avons demandé un remboursement de l'abonnement de notre fils qui était inscrit au cours d'apprentissage.

Nous avons appelé le centre aquatique le 11/02/2013 et déposé un courrier le 12/02/2013 afin de leur faire part de notre demande.

Leurs services nous avaient indiqué que les démarches étaient en cours auprès des assurances et qu'une solution serait proposée aux familles fin février.

J'ai appelé ce jour afin de savoir où en était notre demande de remboursement et le secrétariat du centre aquatique indique que les demandes de remboursement ne seront traitées qu'à la ré-ouverture du centre (ré-ouverture pour laquelle il n'est pas possible de nous indiquer une date).

Nous trouvons inadmissible que notre agent soit retenu en otage depuis plus de 3 mois maintenant.

Nous avons également contacté les services de la Mairie pour voir si une réponse de leur part aiderait...

Je reste à votre disposition pour tout autre renseignement.
Merci d'avance et bonne continuation au blog !

Notre commentaire

Il est exact qu'un courrier signé par le Maire, daté du 29 janvier 2013, a été diffusé dans les boîtes aux lettres de la ville. Dans ce courrier, il est indiqué: "J'espère vivement que nous pourrons pleinement profiter de notre piscine pour juillet et août..."

L'espérance n'étant pas la certitude, il faut bien constater qu'aucun engagement sur une date précise n'est donné dans ce courrier. Si des solutions de remplacement ont été mises en places pour les clubs sportifs et la natation scolaire, les nageurs "de base" sont laissés à eux-mêmes.

Quoiqu'il en soit, c'est donc un minimum d'une demi-année de fermeture que les utilisateurs de la piscine devront subir. Et, parmi ceux-ci, les personnes qui ont souscrit un abonnement. La fin de non-recevoir de la société Carilis est donc inacceptable, comme le fait remarquer notre lectrice.

Pour ce qui concerne la Mairie, maître d'ouvrage, les dommages relatifs au carrelage et à la rupture de canalisation sont garantis par une assurance dans le cadre des dispositions légales du Code de la Construction.

Pour sa part, la société Carilis a dû souscrire une assurance dite de perte d'exploitation qui doit couvrir les frais courants de la société, mais aussi le remboursement des abonnements et des billets. La note du sinistre est bien évidemment salée pour l'assureur. Mais cela ne saurait constituer un obstacle au remboursement des abonnements. La réponse de la société Carilis est scandaleuse : la partie des abonnements concernant la période allant jusqu'à juillet doit être remboursée dès à présent. Quitte à établir un remboursement complémentaire si la fermeture perdure au-delà.

La société Carilis agit dans le cadre d'une délégation de service public. La Mairie, en tant qu'autorité délégante, doit exiger du délégué Carilis, le remboursement des abonnements et des billets.

Nous ajouterons que des questions au niveau des finances de la ville se posent aussi, avec la révision inéluctable des montants de la redevance annuelle versée par Carilis à la commune (article 23 alinéa 1 de la convention) et, en sens inverse, de la compensation annuelle pour contraintes de service public relatives aux entrées scolaires, aux entrées clubs et à la subvention (article 20 alinéa 2 de la convention).