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16 mai 2025

"La Flamme " sera-t-elle ravivée à Alfortville ?

"La Flamme"

MosaÏque de Fernand et Nadia Léger - Alfortville

 

 

Le sénateur (PCF) Pascal Salvodelli a saisi Madame Rachida Dati , lMinistre de la Culture,  afin de sauver en la restaurant la fresque "La Flamme " des époux Léger .

 

Dominique Dionisi et Bernard Klein, ancien salarié de GDF, ont monté une association pour sauver cette mosaïque réalisée en 1955 à Alfortville, sur le mur de l’ex-cokerie. Ils souhaitent transformer le bâtiment en lieu culturel. Un projet bien évidemment, difficile à monter.

 

Qui pourrait imaginer que là, dans un recoin de la zone d’activités "Val de Seine" d’Alfortville se cache une œuvre monumentale signée de cet artiste majeur du XXe siècle ?

Réalisée en 1955,par Fernand et Nadia Léger, maîtres du cubisme, "La Flamme " est une mosaïque monumentale, murale.  Cette oeuvre artistique a été commandée et payée par GDF, alors entreprise nationalisée.

« Depuis une quinzaine d’années, et faute d’entretien préventif, des éléments se détachent et tombent au sol », a tenté d’alerter l’élu dans un courrier adressé à Madame Rachida Dati et publié le 3 avril 2025. « Il apparaît aujourd’hui urgent de sauver cette œuvre, de la restaurer et de travailler à son retour dans le domaine public, étant donné que celle-ci avait été financée par des fonds publics à l’époque », a-t-il aussi rappelé.

 

Un peu d'histoire :

 

Cette impressionnante mosaïque avait été commandée par l’ancien directeur général de GDF à l’époque où le groupe énergétique occupait le bâtiment. Dessinée par l’artiste Fernand Léger en 1955, elle a été installée après sa mort en 1956 par son épouse, Nadia Léger.

L’œuvre représente une immense sculpture de flamme mise en place sous des formes simples de traits ou de ronds aux couleurs vives. Elle a été imaginée par le peintre cubiste après un voyage aux États-Unis.

Comme le bas-relief intitulé La Grande Flamme jaune, datée de 1953, elle est inspirée d’un projet de décor mural pour le hall de l’Assemblée générale de l’Onu à New York. Fernand Léger « rêvait de grands murs où les couleurs apporteraient de la joie dans la grisaille bétonnière des villes modernes », avait fait savoir GDF dans une lettre interne en 1993.

Quelques années ont suffi pour que La Flamme tombe elle-même dans la grisaille. En 2004, l’ancienne usine gazière cokerie d’Alfortville a été vendue à une entreprise de promotion immobilière SEI. Malgré une inscription de la mosaïque aux monuments historiques en 2011, elle n’est pas entretenue. Résultat, la couleur perd de son éclat et la céramique se décroche du mur.

 

Pour rappel, selon le Code du patrimoine, « les propriétaires de monuments historiques sont tenus de les conserver en bon état ». De fait, une mise en demeure de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) peut être envoyée à la société civile immobilière spécialisée dans le foncier industriel, désormais propriétaire du mur. Autrement, l’État peut intervenir directement en engageant des travaux de rénovation et envoyer ultérieurement la facture au propriétaire.

Mais une autre question se pose , quel avenir pour le bâtiment lui même désaffecté et à l'abandon ?

Ne le conserve-t-on que pour le mur qui supporte cette mosaïque ?

Ou ... ne pourrait on envisager sa réhabilitation ?

 

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