04 novembre 2009
Flambée des taxes : 12 % d'augmentation déjà programmés
Le budget supplémentaire a été adopté lors du Conseil Municipal du 21 octobre 2009. Ce budget sert habituellement à ajuster quelques recettes et quelques dépenses qui n'étaient pas connues lors du budget voté en mars: cela ne devrait agir que sur des sommes minimes.
Surprise lors de ce budget supplémentaire 2009: Monsieur le Maire demande froidement une rallonge de 12 % ! A prendre dans la poche des Alfortvillais...
Voici l'intervention de Catherine de Rasilly, élue de la liste CONFLUENCE 2008, qui s'est opposée à ce budget. Cette rallonge a été approuvée par la majorité municipale, tous courants confondus, MODEM compris, puisque son unique représentant a oublié le combat pour la stabilisation des impôts qu'il avait mené lors du vote du budget en mars dernier.
"Lors du débat d’orientation budgétaire en février, nombre de choses avaient été évoquées par notre groupe en matière d’orientations budgétaires. Elles n’ont visiblement pas été prises en compte !
Le budget total d’Alfortville voté en mars s’élève à un peu plus de 74 millions d’€. Ce budget supplémentaire, qui ne devrait être qu'un budget d’ajustement, s’élève à un peu plus de 9 millions d’€, soit une augmentation de plus de 12%.
Nous nous étions étonnés à l’époque et nous nous inquiétons toujours d’ailleurs qu’en cette période de crise, certaines dépenses soient engagées sans réel souci d’économies, voire de maîtrise des dépenses.
Prenons un exemple de gestion courante et cela rejoint, là également, notre préoccupation en matière de développement durable: les envois de courriers inutiles aux conseillers municipaux. A l’heure d’internet, ne serait-il pas plus économique et rapide d’envoyer ces courriers par e-mail ? Moins de papier gaspillé, moins de frais d’affranchissement, heures de travail d’agents administratifs mieux utilisées à des tâches plus utiles et valorisantes pour la collectivité...
Ou la publication de nouvelles plaquettes, la dernière en date pour les seniors.... le BMO ne suffirait-il pas à votre communication personnelle !
Je vous épargnerai le rappel des considérants déjà évoqués lors des précédents Conseils, pour me borner à quelques constats.
Encore des projets coûteux d’infrastructures, je pense notamment outre le centre aquatique, au déménagement du SMITAC... qui nécessite la souscription d’un emprunt supplémentaire de 5 millions d’€. Nous en souscrivions un de la même somme au budget primitif, cela fait donc 10 millions d’emprunts pour cet exercice 2009 ?! Vous me direz que ce deuxième emprunt sera couvert par la vente du SMITAC mais... n’est-ce pas vendre la peau de l’ours... alors que, le 9 juillet, vous avez indiqué ne pas connaître le montant de la recette attendue ?
Qu’il faudra bien, l’heure venue du remboursement, puiser dans les poches des Alfortvillais !
A l’heure où la défense du pouvoir d’achat semble être un crédo largement partagé, et où chacun s’accorde à estimer que l’avenir des finances locales est plus qu’incertain en raison des réformes projetées, nous espérions qu’afin de contenir une pression fiscale déjà forte sur notre commune, vous limiteriez certains engagements...
Nous avions émis le souhait que les élus n’appartenant pas à votre majorité soient associés aux réflexions qui conduisent aujourd’hui à l’élaboration du budget sur lequel nous devons encore nous prononcer ce soir. Cela n’a hélas pas été le cas...
Si l’ouverture est à la mode au sein du gouvernement, force est de constater que ce courant n’est pas arrivé jusqu’à Alfortville, Monsieur le Maire !
Aujourd’hui, nous vous le répétons, nous ne pouvons partager globalement ces orientations qui conduisent à un dérapage permanent et à un refus de la maîtrise des dépenses publiques de la commune.
Par conséquent notre groupe Confluence 2008 se voit contraint de voter contre ce budget supplémentaire."
27 octobre 2009
Autre gaspillage à Alfortville
ALFORTVILLE CONFLUENCE vous avait parlé récemment des robinets qui fuient et des impôts qui filaient ainsi directement aux égouts. Action - réaction: les robinets sont réparés...
Il faut continuer sur ce chemin car il n'y a pas de petites économies. Catherine de Rasilly, élue de la liste CONFLUENCE 2008, est ainsi intervenue lors du débat sur le budget supplémentaire inscrit à l'ordre du jour du Conseil Municipal du 21 octobre 2009, en parlant du gâchis de papier et de temps de travail des employés, dans l'organisation et la communication de ces Conseils.
Son intervention s'est appuyée sur des méthodes qui sont déjà utilisées dans des collectivités territoriales, comme celle de la Communauté d'Agglomération du Plateau de Saclay (voir l'article ci-contre: vous pouvez cliquer pour l'agrandir).
Le moyen mis en oeuvre est simple: il s'agit de la télétransmission des documents. Elle permet de transmettre l'ensemble des documents et, en annexe sous forme des pièces jointes, les contrats, les marchés, les avenants, les rapports, les conventions, en bref une information complète des élus, en conformité avec les obligations légales.
Qu'en est-il à Alfortville ? Les documents sont photocopiés sur du papier en simple face. la touche recto-verso reste ignorée. Malgré les demandes répétées des Verts et de Confluence 2008 depuis de nombreuses années, et celle du MODEM depuis le début de la mandature.
Il est vrai que Monsieur le Maire a fait la déclaration suivante en décembre 2006 : "Je suis plus communication papier". Et comme il n'a pas su lire un SMS en Conseil municipal le 21 octobre dernier, cela n'a pas l'air de s'être arrangé...
Alors à quand l'éco-responsabilité dans les services de la mairie d'Alfortville ?
23 octobre 2009
Le socialo nouveau est arrivé à Alfortville !
Le beaujolais nouveau, c'est pour dans un mois. Mais, à Alfortville, le 21 octobre, le socialo nouveau est arrivé.
Depuis quelques jours, Monsieur François Vitse, unique élu municipal du MODEM, se livrait à de nombreux conciliabules auprès des élus socialistes. Sans se cacher, il faut le reconnaître. Conciliabules qui ont été couronnés de succès.
Au Conseil Municipal du 21 octobre 2009, suite à la démission d'une élue Verte, il a été procédé à l'élection d'un nouveau délégué à l'Agglo. Gros problème pour Monsieur le Maire, tous ses représentants en faisaient déjà partie, que ce soit en tant que délégués ou en tant que suppléants. Acculée par les textes réglementaires, la majorité municipale a donc dû abandonner ce siège à l'opposition.
Les élus UMP qui auraient pu se présenter étaient absents. Se sont donc présentés au suffrage: Catherine de Rasilly pour CONFLUENCE 2008 et François Vitse pour le MODEM.
Lors de l'élection initiale en mars 2008, Monsieur le Maire avait indiqué ne pas se mêler de la désignation du délégué de l'opposition et que la majorité municipale ne prendrait pas part au vote. Selon ce grand principe, le résultat était clair (2 voix contre 1) et Catherine de Rasilly devait être élue ce 21 octobre.
Mais, voilà : Monsieur le Maire ne pouvait admettre que sa principale opposante soit élue. Au diable les grands principes, comme d'habitude quand cela est nécessaire. La consigne fut donnée à la troupe : votez pour Vitse. Quitte à choisir celui qui, il y a encore quelques mois, l'accusait de laxisme, de copinage et de favoritisme, entre autres amabilités. Des trous de mémoire sans doute... Rafraichissons la lui.
Morceau choisi d'une intervention de Monsieur Viste
source : procès-verbal officiel du Conseil Municipal du 12 février 2009
Le diktat du vote bloqué suscita quelques remous dans la troupe, remous suffisamment sonores pour qu'ils parviennent aux oreilles de CONFLUENCE 2008 quelques jours avant le Conseil du 21 octobre. C'est donc "pour l'honneur" et sans illusions que Catherine de Rasilly s'est portée candidate.
Le jour du Conseil, le scénario soigneusement mis au point par Monsieur le Maire ne s'est pas exactement déroulé comme il l'aurait souhaité. L'ordre de vote bloqué a été sérieusement battu en brèche. Premier couac: les élues Vertes ont refusé de participer au vote. Deuxième couac: les élus communistes ont demandé une suspension de séance, pour tenter de rallier à la cause du bulletin blanc des conseillers socialistes.
Le vote fut sans surprise : 4 non votants (les verts et l'extrême gauche), 2 voix pour Catherine de Rasilly, 11 bulletins blancs (4 UMP + 4 communistes + 3 socialistes) et 22 pour François Viste (lui-même + le Maire flanqué de 20 godillots).
Une cooptation franche et massive. Mais Monsieur Viste n'est pas un ingrat. Il a aussitôt fait acte d'allégeance en s'astreignant à la règle n° 1 de l'équipe majoritaire : silence dans les rangs, on ferme sa gueule pendant les Conseils Municipaux.
Revirement spectaculaire d'un homme dont les interventions étaient fréquentes pour dénoncer le manque de démocratie, les dépenses inutiles entre autres. Ainsi, lors du débat budgétaire, en mars 2009, Monsieur Viste n'avait pas eu de mot assez durs pour fustiger les augmentations d'impôts, parlant de "double peine" pour les Alfortvillais, exhortant le Maire pour qu'il ne les augmente pas, le proclamant même dans sa tribune libre parue en page 29 du BMO d'avril 2009, ci-dessous reproduite.
Un quart d'heure après cette élection, le Conseil a abordé le point du budget supplémentaire. Et quel supplément ! Une augmentation de plus de 9 millions d'euros, soit plus de 12 % de la masse initiale. Un recours à l'emprunt doublé, qui passe ainsi à 10 millions d'euros, soit plus de 12 % du budget total et 28 % du budget d'investissement. Mais pour Monsieur Viste, finie la supplication pour la stabilité des impôts, finie la double peine, rentrons dans le rang et votons pour, sans dire un mot. Les Alfortvillais paieront.
ALFORTVILLE CONFLUENCE avait déjà informé les 992 électeurs du MODEM de l'action de leur élu. Nous faisons de même aujourd'hui car chaque élu est responsable de ses actes devant ses électeurs, ayant passé un contrat de mandature. La question qui se pose aux électeurs du MODEM, et plus particulièrement aux colistiers, est de savoir si ce ralliement au PS/PC/Verts correspond à ce qu'ils attendaient.
21 octobre 2009
Plan d'urgence "rues propres" à Alfortville
Voici le nouvel épisode du "plan d'urgence rues propres" promis par le candidat Rouquet (engagement n° 1 de sa luxueuse plaquette électorale).
Nous avions parlé il y a un mois de l'efficacité de l'action du "Service de Surveillance de la Propreté Urbaine" dont l'action consiste à laisser sur place les ordures : nous nous en étions étonnés ici.
Dans notre série action-réaction, notre message a été lu et pris en compte. C'est pourquoi le message agrafé a été modifié avec l'ajout : "L'enlèvement demandé sera effectué par la Communauté d'Agglomération". Il aurait pu être indiqué de façon plus concise: "C'est pas moi, c'est l'Agglo !"
Ne nous étonnons pas que nos impôts (+3,45 % pour la taxe d'habitation et la taxe d'ordures ménagères, + 5,37 % pour la taxe foncière) aient donc augmenté puisque Monsieur le Maire paye, avec notre argent, des employés pour constater qu'il y a des ordures abandonnées, des employés pour avertir l'Agglo, en espérant que les employés de l'Agglo (payés par la taxe d'ordures) viennent ramasser. Complètement inefficace, puisque les ordures ainsi étiquetées restent parfois plusieurs jours sur le trottoir, en attendant le passage habituel de la benne...
Bilan actuel du "plan d'urgence rues propres": agrafage d'étiquettes colorées sur les paquets d'ordures.
Engagement n° 1: engagement non tenu...
20 octobre 2009
Taxe d'habitation sur Alfortville
Les avis d'imposition pour la taxe d'habitation sont en train de tomber avec une augmentation de 3,45 % pour la Commune et de 9,06 % pour le Département. Le choc est rude....
Et + 3,45 %, ce n'est pas le taux de l'inflation, n'en déplaise aux déclarations de Monsieur le Maire ! Le taux d'inflation est, paraît-il, négatif...
Pour tout savoir sur la politique budgétaire des recettes de la Commune, votée par la majorité municipale en Conseil Municipal le 26 mars 2009, reportez-vous sur notre message en date du 07 avril 2009. C'est ici.
10 octobre 2009
Votre impôt à Alforville ? A l'égout...
Votre impôt à Alforville ? Direct à l'égout...
Combien de mètres cubes par jour depuis des mois ?
Alors votre récente augmentation trouve son explication: la mairie part à vau-l'eau....
26 septembre 2009
Tribune libre de CONFLUENCE 2008 - septembre 2009
CONFLUENCE 2008, liste de démocratie participative locale, nous demande de publier la Tribune Libre qu'elle a fait paraître dans le BMO de septembre 2009. La voici.
Monsieur le Maire nous copierait-il ?
Depuis ces derniers mois, Monsieur le Maire semble s'inspirer des propositions du programme que Confluence 2008 vous proposait aux élections municipales : installation de défibrillateurs, collecte des déchets médicaux, accessibilité des bâtiments publics aux handicapés.
Malheureusement, il ne s'agit pour l'instant que de détails, les grandes options de notre programme restent encore ignorées : conseils de quartiers, circulations douces, permanences d'élus, lieux de rencontre, Agenda 21, mise en place d'une véritable police municipale, création d'une nouvelle école et d'un espace sportif dans le nord de la ville, stabilisation des impôts, attribution transparente des logements sociaux, allocation municipale de garde d'enfants entre autres...
Allez, Monsieur le Maire, poursuivez dans cette voie : il vous reste 4 ans et demi pour appliquer notre programme dans sa globalité !
22 septembre 2009
Le gaspillage à Alfortville
Développement durable ou tarte à la crème ?
Derrière les beaux discours du BMO, la "pipolisation" de la poignée de main à Al Gore, l'ancien vice-président américain, et le bla-bla de l'engagement électoral n° 30 du Maire: "Faire du développement durable une obligation de démarche transversale à tous les projets" (?), quelle est la réalité ?
Le gaspillage, hélas.
Comme celui, et ce n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres, de ces nombreux robinets qui fuient ou plutôt qui coulent 24 heures sur 24 au cimetière, jetant aux égouts des mètres cubes d'eau chaque jour, eau dont il faudra ensuite payer l'assainissement. Dans une période où un arrêté préfectoral limite l'usage de l'eau... Et cela depuis juin 2009, d'après le témoignage de Fanfan publié en commentaire d'un message de notre blog...
Voilà où coulent les impôts des Alfortvillais (et l'exceptionnelle augmentation des taxes foncières qu'ils viennent de recevoir).
Il faudrait que Monsieur le Maire fasse quelques séances du jeu pédagogique Gaspido...
11 septembre 2009
Alfortville : une ville pauvre ?
Dans un article publié ce jour, le Parisien édition Val-de-Marne enquête sur la progression du nombre de redevables de l'Impôt sur la Fortune (ISF) dans les villes de notre département.
Le résultat est sans appel. Alfortville est championne du Val-de-Marne, avec une progression de 20,9 % en un an et un doublement du nombre d'assujettis en 5 ans !
Ce résultat a, selon le journal, "surpris" Monsieur le Maire. Encore une découverte pour lui qui confirme sa méconnaissance des modifications profondes de la ville. Rappelons-nous l'obstination avec laquelle Monsieur Rouquet s'accrochait au chiffre de 36 000 habitants pendant toute la durée d'élaboration du Plan Local d'Urbanisme (PLU), alors que l'estimation de l'INSEE était supérieure à 42 000...
Les conseils municipaux, et plus particulièrement les débats budgétaires, sont régulièrement ponctués de la déclaration suivante de Monsieur Rouquet : "Alfortville est une ville pauvre". C'est la seule justification donnée au refus de réaliser les projets nécessaires à la ville, enterrés au profit de dépenses inutiles ou clientélistes.
Il y a quelques années, lors d'une réponse à un Conseiller Municipal d'extrême gauche demandant davantage de logements sociaux et la réduction des opérations privées, Monsieur le Maire lui avait lancé: "Il me faut bien des riches pour payer pour les pauvres". Politique réussie selon l'information tombée aujourd'hui.
Perle de la déclaration de Monsieur le Maire au Parisien: "Chaque année, la taxe d'habitation est en forte progression". Pour les Alfortvillais, ce n'est pas un scoop ! Mais l'origine de cette progression est dans l'augmentation effrénée des taux d'imposition : nous en avons parlé ici.
06 septembre 2009
Editorial sur les taxes locales
ALFORTVILLE CONFLUENCE reproduit un éditorial paru dans une revue bretonne, dont nous ignorons malheureusement le nom, sous la signature de Paul Chérel.
Editorial : les "4 vieilles" se meurent
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