06 juillet 2009
Tribune libre de CONFLUENCE 2008 - juin 2009
CONFLUENCE 2008, liste de démocratie participative locale, nous demande de publier la Tribune Libre qu'elle a fait paraître dans le BMO de juin-juillet 2009. La voici.
Engagement n° 26 du candidat Rouquet : perdu de vue !
« Développer la concertation de façon systématique » était l'engagement électoral n° 26 du maire. Un an après, cette promesse est totalement oubliée. Des enquêtes publiques sciemment cachées. Des décisions toujours prises dans le secret du bureau du maire. Des commissions montées avec les seuls fidèles, dans le seul but de répondre aux obligations légales. Le rejet de tout débat au sein même de sa propre majorité.
La démocratie participative n'existe donc toujours pas dans notre commune. Repliée sur elle-même, fermée à tout dialogue, sans imagination, l'équipe au pouvoir répète les mêmes erreurs. Par ce refus de la participation des citoyens, elle se prive de la force de propositions constructives née du débat contradictoire. Elle réalise dans la précipitation des projets mal conçus, mal finis, aux travaux supplémentaires coûteux, dans des délais jamais respectés et ne répondant pas aux attentes des Alfortvillais. L'argent du contribuable est ainsi dilapidé et l'augmentation des impôts inéluctable.
25 juin 2009
La concertation à Alfortville : bidon !
Lors du Conseil Municipal du 04 juin 2009, deux points de l'ordre du jour étaient relatifs au dossier ANRU (Agence nationale de renouvellement Urbain) pour le secteur Chantereine dans le sud de la ville. Le premier point était le bilan de la concertation prélable, procédure obligatoire dans le cadre d'une création de ZAC (Zone d'Aménagement Concerté). Le second point était l'approbation du dossier de création de cette ZAC Chantereine.
Comme à chaque concertation ou enquête publique, Monsieur le Maire a seulement réalisé le minimum de publicité légale et a soigneusement évité d'en parler. Par exemple, la page d'accueil du site officiel de la Mairie a demandé pendant quelques jours de "participer à la concertation" pour l'opération ANRU sur la quartier Chantereine. Le titre renvoyait à une page disant que des cahiers d'observations étaient ouverts avec cette mention : "Des éléments d’information seront également consultables sur le site internet de la Ville, rubrique urbanisme". Ce futur est directement tombé dans l'oubli puisque jamais aucun élément n'a été publié.
Catherine de Rasilly a donc pris la parole pour dénoncer, une fois de plus, ce manque de démocratie participative et la farce de ces pseudo-concertations. Voici sa déclaration.
"La concertation, c'est difficile !", avez-vous déclaré, Monsieur le Maire, dans une réunion publique.
Pour vous, ce n'est pas difficile, c'est terre inconnue !
Aujourd'hui vous nous demandez de tirer le bilan de la concertation, procédure rendue obligatoire par le Code de l'Urbanisme dans le cadre du dossier de création de la ZAC Chantereine. Un bilan positif, dites-vous. Mais d'où vient ce qualificatif ? Vous auriez pu en employer tant d'autres.
Concertation fantôme tout d'abord. Mis à part les annonces légales, il n'y a eu aucune annonce, ni aucun affichage.
Vous faites état d'un article dans le BMO. Avez-vous lu cet article, car il n'y a pas un mot, PAS UN MOT, sur la concertation ? Information zéro sur la procédure.
Vous faites état d'un espace d'information sur le site Internet de la ville : il s'agissait D'UNE ligne indiquant la présence de 3 cahiers de propositions sans en dire le pourquoi du comment. Information zéro sur le contenu.
Vous nous indiquez aujourd'hui que des remarques ont été apposées sur ces cahiers, sans même nous les communiquer : je vous demande officiellement de consulter ces cahiers.
Et ne me parlez surtout pas de la réunion du 16 octobre 2008: elle était hors du champ de la concertation et n'avait aucun caractère public, puisque sur invitation, et puisque vous avez pris grand soin de cacher cette réunion aux conseillers municipaux d'opposition, alors même que Monsieur MOUNEY vous posait une question à ce sujet moins d'une semaine auparavant lors d'un Conseil municipal... Il y a comme cela des choses que l'on n'oublie pas, quand on est si maltraitée...
Deuxième qualificatif que vous auriez pu employer : concertation bidon. Et je vais vous en apporter la démonstration, il est vrai un peu technique...
Dans le rapport qui nous est soumis, vous indiquez que cette concertation a eu lieu entre les mois de janvier et mai 2009. C'est évidemment faux. La dernière annonce légale étant parue le 19 février 2009, la concertation ne pouvait pas être officiellement ouverte avant le mois de mars 2009.
Oui, mais voilà, vous avez ouvert parallèlement, le 27 avril 2009, une enquête publique de modification du PLU, ce qui signifie que vous avez dû boucler au plus tard début avril le dossier d'enquête du PLU. Or cette modification a pour principal objet de valider les dispositions du dossier de ZAC que vous allez nous demander d'approuver dans un instant.
En clair vous avez bouclé votre projet pour le PLU plus d'un mois avant la fin de la procèdure de concertation de la ZAC, montrant ainsi que vous n'accordiez aucune importance à cette procédure de concertation, et aux avis qui pourraient y être formulés.
Concertation fantôme, concertation bidon à l'évidence, concertation qui ne tient aucun compte des Alfortvillais, et pour laquelle nous voterons contre en raison des conditions scandaleuses dans lesquelles elle a été menée.
27 mai 2009
Editorial de la Présidente: de la critique et de la louange
Certains pourraient penser qu' ALFORTVILLE CONFLUENCE se borne à un rôle de critique systématique. Ce n'est pourtant pas l'optique de notre association, dont l'objectif premier est de faire bouger les choses.
Chacun ne pourra qu'admettre que les actions positives de la municipalité, et il y en a, sont tellement couvertes de lauriers et de louanges au style ampoulé dans le bulletin municipal (ex BMO) qu'il n'est pas nécessaire que nous en rajoutions dans ce blog...
Chacun ne pourra aussi que constater que ni le bulletin municipal ni le site internet officiel de la Mairie ne sont des lieux de débats. A tel point que les informations qui pourraient faire l'objet d'échanges démocratiques et de confrontations de points de vue sont soigneusement évitées dans ces médias officiels. Voire même l'annonce des enquêtes d'utilité publique ou plus simplement des Conseils Municipaux...
C'est pourquoi ALFORTVILLE CONFLUENCE conservera sa ligne éditoriale de lieu d'expression libre, d'échanges, de débats et de coups de gueule si nécessaire...
Merci à vous, lecteurs, pour votre fidélité qui ne se dément pas. Continuez à donner votre opinion avec vos commentaires. Plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus. Venez grossir les rangs de nos rédacteurs en nous envoyant vos idées, vos suggestions, vos questions, vos préoccupations, vos photographies sur notre courriel en cliquant sur "contactez l'auteur" en haut de colonne de droite.
16 avril 2009
Un député, à quoi cela devrait-il servir ?
Le 09 avril 2009, les députés, tous partis confondus, ont démontré une nouvelle fois, lors du vote sur la loi Hadopi, le manque total de considération qu'ils avaient pour leur propre fonction. Les honneurs et la rémunération, oui. Les devoirs, non.
Certains fustigent actuellement les rémunérations des patrons, sans faire le distinguo entre ceux du CAC 40, une poignée, et ceux qui s'impliquent totalement dans la défense de leur société et donc de leurs employés, des dizaines de milliers. Ils feraient mieux de brandir leur foudre contre les parlementaires, qui ne les représentent pas, même au cours des votes pour des lois qui mettent en cause des notions déterminantes de liberté individuelle et de droits de création, comme la loi Hadopi.
Nous commencerons par reproduire le billet de Jean-Michel Apathie, chroniqueur à RTL et Canal +, billet qu'il a publié le 10 avril 2009 dans son blog. Billet qui pourrait paraître excessif, en particulier dans son titre, et écrit sans doute sous le coup de la colère, colère par elle-même bien compréhensible. Billet qui n'est en fait qu'un simple constat. Le constat que ce sont les députés eux-mêmes qui nourrissent l'antiparlementarisme.
Puis nous parlerons du cas particulier du député d'Alfortville, qui nous intéresse localement.
93,77% des députés n'étaient pas à leur travail, hier. Mais qu'est-ce qu'ils foutent les députés, en France?
Par Jean-Michel Apathie, le 10 avril 2009, 09:38
C’est du grand Guignol, mais c’est parfois utile le grand Guignol. Vous connaissez l’info, l’histoire aussi. Le gouvernement s’est recalé sur le vote de sa loi Hadopi, sur le téléchargement illégal. 21 voix contre, 19 venant des élus de gauche présents, plus une voix centriste, plus celle de Nicolas Dupont-Aignan, ex-UMP. Et face à cette coalition, il ne s’est trouvé que 15 élus UMP pour voter en faveur du texte gouvernemental. Donc, rejet du texte, qui sera représenté. Donc, ridicule général, à la fois du gouvernement, piteux dans l’histoire, de la majorité parlementaire, parfaitement ridicule, et de la gauche qui parle d’une victoire politique, ben voyons, toute fière d’avoir planqué neuf députés, ou huit, le chiffre varie selon les récits, derrière des rideaux, qui ont surgi au moment du vote, quel talent, non mais quel talent dans la guérilla parlementaire.
Cette histoire saute à la figure de tous ceux qui pensent qu’un Parlement, c’est important. On y apprend, avec cette histoire, qu’on s’y marre comme ces mômes, à cache-cache, que c’est rigole. On constate aussi l’absence, c’est à dire le je m’en foutisme, des députés dont nous savons tous, et depuis longtemps, qu’ils viennent en masse le mardi et repartent en masse le mercredi. Ils ont d’autres mandants, d’autres fonctions, en clair d’autres choses et mieux à faire que de siéger dans une Assemblée où ils sont censés représenter le peuple français.
Ces députés là ont des défenseurs, des gens doctes, qui pour certains tiennent des blogs doctes, où ils expliquent et expliqueront encore, que le vrai travail se fait en commission, que les benêts que fixent leur attention sur le déroulement des séances publiques dans l’hémicycle ne comprennent rien de rien à la technique parlementaire, et que critiquer l’absentéisme est une forme élaborée du poujadisme.
Ne nous laissons pas intimider par ces arguments à trois sous. Contraignons donc, par la loi, le règlement, ce que l’on veut, les députés représentant le peuple à exercer un peu plus leur mandat. Finissons-en, une bonne fois pour toutes, avec ce sinistre cumul des mandats et des fonctions qui détourne les députés de leur travail. Exigeons des élus du peuple un autre comportement que la pantomine dérisoire qu’ils nous ont offerte hier.
Tout était détestable, hier. Le président du groupe UMP, absent lors du vote, qui revient en catastrophe pour critiquer les élus socialistes. Les élus socialistes, justement, enfin la petite poignée d’élus socialistes, moins de vingt, qui se donnent l’accolade et laissent éclater leur joie à l’annonce de leur immense victoire politique. La ministre de la Culture enfin, dépitée mais souriante, qui garantit que le texte sera voté bientôt, pas grave, rien de grave, rien d’important.
Hier, 36 députés sur 577 ont voté sur ce texte Hadopi. Autrement dit, 6,23% des députés de la république française faisait leur boulot hier. Autrement dit encore, 93,77% des députés de la République faisaient autre chose, étaient ailleurs. en terme d’image, de réputation, de crédibilité, ces chiffres disent l’urgence d’une correction de comportement, ou de règles, ou de quelque chose enfin, pour que ce parlement, n’oublions pas les sénateurs, ce n’est pas mieux, soit autre chose que ce ridicule théâtre d’ombres qui ajoute encore au discrédit de la politique en France, tellement profond, tellement ancré dans les esprits, qu’aucun des dirigeants au pouvoir n’a pu se faire réélire dans l’hexagone depuis 1978, triste, très triste record parmi les démocraties occidentales.
ALFORTVILLE CONFLUENCE avait évoqué, dans un message du 30 mai 2007, le rôle du député et le scandale du cumul des mandats qui pénalise l'accomplissement normal de la mission de législateur au niveau national, en interdisant de consacrer à cette mission le temps qu'elle mérite. Mission aussi pénalisée par le rôle d'assistante sociale locale, au service des électeurs, auquel tout député est bien obligé de se plier, pour assurer sa réélection.
Mais venons-en au cas du député d'Alfortville qui nous intéresse plus particulièrement.
Rappelons tout d'abord que Monsieur Rouquet a soutenu Madame Royal pendant la campagne présidentielle. Il a ainsi distribué fait distribuer dans les boîtes aux lettres de la ville et tracté fait tracter sur le marché une plaquette où il affirmait son soutien total à un programme dont l'une des mesures phare était la suppression du cumul des mandats. Chacun connaît la suite : cette position politique n'était pas applicable à sa propre personne puisqu'il s'est représenté aux élections législatives et municipales. Encore une promesse non tenue qui rejoint la litanie de toutes celles qu'il a bafouées. Reconnaissons qu'il n'est pas le seul, loin s'en faut, dans les rangs de son parti : cela n'absout pas sa faute...
Juin 2007 - Monsieur Rouquet est élu Député et le voilà nommé:
1 - Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées,
2 - Membre du groupe d'études sur le Tibet,
3 - Vice-Président du groupe d'amitié France-Arménie,
4 - Vice-Président du groupe d'amitié France-Bénin,
5 - Vice-Président du groupe d'amitié France-Djibouti,
6 - Vice-Président du groupe d'amitié France-Equateur,
7 - Secrétaire du groupe d'amitié France-Algérie,
8 - Secrétaire du groupe d'amitié France-Côte d'Ivoire,
9 - Secrétaire du groupe d'amitié France-Slovaquie,
10 - Membre suppléant de la délégation française à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe,
11 - Représentant suppléant de la délégation française à l'Assemblée de l'Union de l'Europe Occidentale,
12 - Membre du groupe français de l'Union interparlementaire.
Mars 2008 - Monsieur Rouquet est élu Conseiller municipal et le voilà nommé:
13 - Maire d'Alfortville,
14 - Premier Vice-Président de la Communauté d'Agglomération de la Plaine Centrale du Val-de-Marne,
15 - Premier Vice-Président de l'Etablissement Public d'Aménagement Orly-Seine-Amont,
16 - Membre du Syndicat Paris-Métropole.
Mise à jour du 24 septembre 2009 : Et hop, de 17 - Premier Vice-Président du Syndicat Autolib.
Etonnant, non ? Et nous en avons certainement oublié... Monsieur Rouquet rejoint ainsi la cohorte de ces cumulards qui ne peuvent pas assurer les charges qu'ils ont sollicitées.
Monsieur Rouquet n'était pas à son travail de parlementaire le 09 avril. Monsieur Rouquet n'assiste à aucune séance de commission municipale. Monsieur Rouquet n'a aucune permanence d'élu, ni en tant que Maire, ni en tant que Député. Monsieur Rouquet ne répond ni aux courriers, ni aux appels des Alfortvillais : les commentaires édités sur notre blog en témoignent à l'abondance. Monsieur Rouquet n'a pas le temps de dialoguer avec ses administrés, de communiquer directement avec eux, par exemple en faisant un blog: il l'a déclaré à la presse.
Consacrant une miette de temps à tout, Monsieur Rouquet n'accorde le temps nécessaire à rien, et en particulier à sa charge de Maire de la commune. Les Alfortvillais versent une indemnité de fonction à leur Maire, bien souvent absent. Comme tant d'autres parlementaires. Quelle société privée pourrait tolérer qu'un de ses employés recevant un salaire à temps complet travaille dans d'autres sociétés pour des salaires à temps complet ? C'est pourtant le cas de ces cumulards.
Dans un accès d'autoritarisme, Monsieur Coppé, Président du groupe parlementaire majoritaire, indique qu'il va prendre des mesures draconiennes pour obtenir la présence de 40 députés dans l'hémicycle lors des votes. 40 sur 317, soit 12 %, quel exploit ! Le ridicule de tels propos ne semble pas l'effleurer... Ces gens naviguent dans leur bulle.
La sanction financière ? Elle existe dans le réglement de l'Assemblée : un député qui a "pris part pendant une session, à moins des deux tiers des scrutins publics" est sanctionné d' "une retenue du tiers de l'indemnité de fonction pour une durée égale à celle de la session". Sanction que les députés ne se sont jamais auto appliqués : la solution ne passe pas par là.
Il serait pourtant possible de dissuader les parlementaires de courir à droite et à gauche (c'est le cas de le dire) au moyen de deux mesures simples : l'interdiction pour un parlementaire d'avoir un autre mandat électif, la limitation d'éligibilité à deux mandats consécutifs ou non.
La première mesure permettrait aux parlementaires d'assurer leur mandat "à plein temps" et la seconde de ne pas détaler le mercredi soir jusqu'au mardi matin dans leur circonscription pour cajoler leur électeurs.
Mais pour cela il faudrait qu'une loi soit votée... par les parlementaires... Le cumul et l'absentéisme ont encore de beaux jours devant eux : ce sont pourtant les deux mamelles de l'antiparlementarisme.
28 mars 2009
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17 mars 2009
Tribune libre de CONFLUENCE 2008 - mars 2009
CONFLUENCE 2008, liste de démocratie participative locale, nous demande de publier la Tribune Libre qu'elle a fait paraître dans le BMO de mars 2009. La voici.
Démocratie ou mépris ?
Lors du dernier Conseil Municipal, notre Groupe proposait au Maire que l'opposition, qui représente 48% des suffrages alfortvillais, soit associée, entre autres, à l'élaboration du budget. Le Maire a opposé à cette demande un refus catégorique et sans appel. Il n'y aurait donc qu'une seule bonne méthode: la sienne. Rompez ! Voilà sa conception de la démocratie locale à Alfortville.
Démocratie qui n'est qu'un simple mot incantatoire dans les pages du BMO, démocratie qui ne franchit jamais les portes du Conseil Municipal ! C'est le moment où le Maire montre son vrai visage, celui de la pensée unique et du mépris de l'opposition. Voilà l'application concrète de son « art de vivre ensemble ».
Mais, en ce qui nous concerne, notre conception d'une opposition responsable et constructive n'a pas changé. CONFLUENCE 2008 continuera, tout au long du mandat qui lui a été confié, à incarner ces valeurs dans ses propositions et ses actions. C'est là tout le sens de notre message.
18 février 2009
Gloire aux vaincus !
Décidément la déclaration du Maire lors du Conseil Municipal du 12 février 2009 ne passe pas inapercue, comme en témoignent les commentaires à notre message précédent. Nous vous la rappelons : "Dans une élection, il y a celui qui gagne et ceux qui perdent. C'est comme ça. C'est la règle !". Elle suscite à Homère un nouveau billet d'humeur : nous le publions avec plaisir.
«Où ils font un désert, ils disent qu'ils ont donné la paix.» Rendons à Tacite ce qui est à Tacite.
Il
me semble plutôt, ici, que cette citation s’applique à tous ceux qui,
étant sortis vainqueurs, prennent pour prétexte de leur ravage celui de
la civilisation, ou mieux, du « mieux vivre ensemble ».
Alors,
puisque les citations semblent être à l’honneur, je me permets de vous
livrer celle-ci, de Talleyrand : «On fait de la politique pour le
pouvoir, et quand on a le pouvoir, alors on fait de la politique ».
Apparemment
notre maire semble avoir oublié la seconde partie, à savoir qu’il est
le maire de tous les Alfortvillais et non pas seulement celui des «
gagnants » opposés à celui des « perdants ». Vivre ensemble, d’accord,
mais uniquement entre eux. Telle semble être la politique de René le Petit.
Celui-là même qui, dans le BMO n° 129 rappelait, je cite
: «l’attention qu’il portait à l’apprentissage de la démocratie chez
les plus jeunes».
Celui-là même qui, mi-paranoïaque,
mi-idéologique, voire les deux à la fois, méprise les citoyens qui ont
eu le courage de ne pas voter pour lui.
Celui-là même qui
fustige régulièrement dans le BMO, au niveau national, le manque de
démocratie de la majorité actuelle à l’égard de lui-même et de ses amis
politiques, mais se comporte de même, en despote au niveau local. Si
vous n’êtes pas pour moi, vous êtes de fait contre moi !
Il pourrait
faire lui cette fameuse phrase : «J’écoute, mais je n’en tiens pas
compte», à l’exception près que lui n’écoute même pas.
Passez désormais sous les fourches caudines et soumettez-vous !
Alors, peut-être effectivement serait-on tenté de dire «malheur aux vaincus», comme disait Brennus.
Quant à moi je ferai plutôt mienne cette citation de Tite-Live : «Gloria victis».
Homère
16 février 2009
Débat d'orientation budgétaire à Alfortville (Conseil municipal du 12 février)
Lors du dernier Conseil Municipal du 12 février, un des points principaux à l'ordre du jour était le débat d'orientation budgétaire. Ce débat aurait dû avoir pour but:
- d'une part, d'analyser le contexte économique et fiscal afin d'alimenter la réflexion sur le budget,
- d'autre part, de définir différents scénarios et d'ouvrir ainsi une discussion, en permettant en particulier à l'opposition de faire des remarques, des propositions et de donner sa vision des choses.
Qu'en est-il à Alfortville ?
Le premier point sur l'analyse, faite par l'équipe du Maire, est esquissé, avec à chaque fois la même complainte du contexte difficile, contexte dû à l'unique faute du gouvernement. Mais aucune base chiffrée, en réalité un simple discours politique afin de noyer le poisson en blablas pour mieux dissimuler les difficultés rencontrées pour boucler le budget...
Le second point, notamment sur les hypothèses des taux des taxes d'impositions locales (taxe d'habitation et taxe foncière), passe à la trappe... Le secret est jalousement gardé sur les intentions: il s'agit de gagner du temps en différant l'annonce (suite lors du prochain Conseil le 26 mars 2009). Quant à la discussion et à la force de proposition de l'opposition, elles sont écartées comme toujours, avec le même mépris ...
Extraits de l'intervention des élus de notre Groupe, Confluence 2008 par la voix de Marc Le Hen.
"Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs,
Une question en préambule : pourquoi faire un débat d’orientation budgétaire alors que des dépenses sont engagées avant même ce débat et le vote du budget ?
A titre d’exemple, le Conseil Municipal du 5 février, la semaine dernière, a décidé la création de 3 postes dans le domaine de la communication municipale, plus précisément de la publication mensuelle de la Mairie (le BMO), décision qui entraine évidemment une charge budgétaire supplémentaire, non communiquée mais que l’on peut estimer à une centaine de milliers d’euros par an.
Pour revenir à ce débat d’orientation budgétaire, force est d’abord de constater que le cadre était clairement fixé par la majorité municipale en page 4 de la note de présentation discutée lors de la Commission Finances de mardi dernier, je lis : « n’oublions pas que la variable d’ajustement, c’est la fiscalité locale »
En d’autres termes, et si je comprends bien, l’élaboration du budget consiste uniquement à adapter le montant des recettes au montant des dépenses. C’est là une curieuse conception de la gestion mais cela semble être une tradition à Alfortville puisque c’était a priori déjà le cas les années passées …
Si l’on regarde autour de nous, on peut s’apercevoir que d’autres communes se sont astreintes à maîtriser leurs dépenses pour rester dans le cadre de la revalorisation légale de la base de calcul indiquée dans la loi de finances afin, précisément, de ne pas aggraver la charge fiscale pesant sur leurs administrés.
Dans le cas d’Alfortville, pas de recherche réelle d’économies, pas de maîtrise des dépenses, simplement l’application de la « variable d’ajustement » décrite ci-dessus, la fiscalité locale.
Nous avons entendu, c’est une constante : c’est la faute des pouvoirs publics et du Gouvernement !
La note de présentation est d’ailleurs explicite et alarmiste en décrivant un contexte économique préoccupant, des perspectives de récession, la perte de confiance, etc … On aurait pu penser que tout cela conduirait à une certaine prudence et à une volonté claire et légitime de maîtriser les dépenses. D’autres le font, il suffirait peut-être de demander par exemple à Monsieur le Maire d’Arcueil comment il s’y est pris pour ne pas augmenter le taux de ses taxes … ou encore aux 68 % des Maires qui ne prévoient pas d’augmentation de la taxe d’habitation pour 2009. Comment font-ils ?
Rien de tout cela à Alfortville. Au-delà de l’exemple de la création de postes citée tout à l’heure, on peut prendre l’exemple du futur centre aquatique dont nous débattrons un peu plus tard.
Le 15 octobre 2007, le Conseil Municipal a approuvé le coût prévisionnel définitif des travaux pour un montant global de 10.702.198,33 €.
Les documents que nous verrons tout à l’heure indiquent un montant global de l’ordre de 16 à 18 M €, soit un dépassement de 60 à 80 % et cela moins de 18 mois plus tard. Au-delà de la qualité des prévisions, une autre question peut également se poser : avait-on besoin d’un projet aussi ambitieux alors que le souhait des Alfortvillais est avant tout de disposer d’une piscine municipale ? N’a-t-on pas plus besoin d’équipements de base dans les écoles, de crèches, de parkings, de rénover nos rues dévastées ?
En tout cas, il faudra bien financer ce projet, par l’emprunt plus précisément, ce qui génèrera là encore des charges supplémentaires pour les Alfortvillais, du moins ceux qui payent la « variable d’ajustement » ; à titre indicatif, un emprunt de 15 millions d'euros sur 15 ans à un taux de 4,50 % représente une masse totale d’intérêts d’environ 6 millions d'euros, soit encore une moyenne de 400 000 euros par an que le contribuable aura à débourser.
Pour résumer, nous avons vu que l’année 2009 s’annonce effectivement difficile, que les diverses dotations seront plafonnées voire réduites, bref que tous les indicateurs appellent à la prudence et aux économies. Alors de grâce, Monsieur le Maire, changez de méthode, arrêtez d’ajuster les taux d’imposition après avoir décidé des dépenses. Ce n’est pas un mode de gestion cohérent et responsable : à quel titre une collectivité locale en serait-elle exonérée ?
Vous disposez déjà, au titre de la loi de finances 2009, d’une actualisation de la valeur locative de 2,5 %. C’est certainement suffisant si l’on veut bien envisager les économies qu’il est possible de réaliser. Pratiquez cette transparence que vous revendiquez, associez l’opposition à une vraie réflexion dans ce domaine et ne décidez plus seul d’une augmentation de taux qui grèvera un peu plus le pouvoir d’achat des Alfortvillais.
L’art de vivre ensemble c’est aussi de considérer que ceux qui payent la taxe d’habitation et/ou la taxe foncière ne souhaitent probablement pas voir leur facture augmenter. D’ailleurs combien sont-ils ? Combien de foyers fiscaux sont exonérés ?
« L’art de vivre ensemble », n’est-ce pas aussi tenir compte de l’avis des 48 % d’Alfortvillais qui n’ont pas voté pour vous ?
Pour conclure, notre groupe attend d’être pleinement associé à une véritable réflexion qui ne manquera pas, je pense, d’être menée d’ici le vote du budget.
Je vous remercie de votre attention."
La réponse du Maire a été la suivante : "Dans une élection, il y a celui qui gagne et ceux qui perdent. C'est comme ça. C'est la règle !"
Cette fin de non recevoir et ce refus clairement affirmé de tout dialogue démontrent une fois de plus que le Maire entend décider seul de tout, et en particulier de la charge fiscale qu'il entend imposer aux Alfortvillais. Aussi démocrate que Brennus et son "Vae victis !" (*), quand il demandait davantage d'or aux citoyens romains.
Aucun espoir, cette année encore de participer à l'élaboration et à la prise de décision du budget. Nous continuerons cependant à faire entendre les voix de tous les Alfortvillais n'ayant pas voté pour la liste Rouquet... Confluence 2008 soutiendra l'objectif d'une baisse des impôts, passant par la recherche d'économies et la chasse aux nombreuses dépenses inutiles, permettant de préserver réellement le pouvoir d'achat des Alfortvillais, loin des polémiques de politiques partisanes nationales de tous bords, comme cela a été hélas le cas pour la plupart des orateurs à l'exception notable du représentant du MODEM.
(*) "Malheur aux vaincus !"
08 décembre 2008
"La concertation à Alfortville, c'est pas facile"...
Hérodote nous adresse une "lettre ouverte à Monsieur le Maire" : nous la publions avec plaisir.
Monsieur le Maire,
Drôle de titre pour ma lettre, n'est-ce pas ? Je ne l'ai pas inventé puisque je vous cite, Monsieur le Maire, lors de la réunion ANRU du 22 octobre 2008 : "La concertation, c'est pas facile... c'est toujours très compliqué... c'est compliqué... c'est compliqué..."
Tellement compliqué pour vous que vous ne me semblez pas parvenir à établir une véritable concertation avec les Alfortvillais. Comme lors des réunions ANRU par exemple.
Pour faire de la concertation, Monsieur le Maire, la première condition serait de faire des réunions publiques. Pour faire des "réunions publiques", il ne suffit pas d'accoler l'adjectif "publique" au substantif "réunion". Des courriers déposés à quelques habitants ciblés, quelquefois le matin même de la réunion, cela ne suffit pas. Un petit panneau sur le bord du trottoir posé quelques minutes avant le début de la réunion, cela ne suffit pas.
Pour qu'une réunion soit publique, Monsieur le Maire, il faudrait l'afficher sur l'ensemble des panneaux de la ville : prenez exemple sur les associations sportives, les organisateurs de lotos, les spectacles du pôle culturel, les associations adeptes de brocante, eux qui savent si bien le faire. D'ailleurs vous y arrivez de temps en temps, mais pour un seul genre de manifestation : les cérémonies au monument aux morts. A ces occasions-là, vous savez placarder une affiche, ornée d'un ruban bleu-blanc-rouge, du plus bel effet il faut le dire. De nombreux Alfortvillais apprécieraient que vous annonciez de la même manière les Conseils municipaux : ce sont aussi des réunions publiques et le lieu où se débat devraient se débattre "tous les grands projets d'Alfortville". Ces affiches existent dans les communes des alentours: pourquoi en sommes-nous privés ?
Pour qu'une réunion soit publique, Monsieur le Maire, il faudrait aussi l'annoncer très visiblement sur le site Internet de la ville. Cela fait maintenant 2 ans que vous nous avez déclaré que vous allez vous "y mettre". Vous ne semblez pas avoir commencé à mettre en pratique cette louable intention, puisqu'aucune mention des réunions ANRU n'a été faite sur le site de la Mairie. Comme jamais aucun Conseil municipal non plus.
C'est comme cela que s'écrit la Démocratie. Pas uniquement dans un éditorial de BMO.
Ces réunions ANRU auraient dû être annoncées dans toute la ville, et non pas faire l'objet d'une promotion confidentielle, réservée à quelques-uns, comme s'il s'agissait de ventes privées. Car, Monsieur le Maire, un projet de 170 millions d'euros, cela concerne tous les habitants : c'est pratiquement 2 fois et demie le budget annuel d'Alfortville. Ah, je sais, les gros chiffres et vous, vous n'êtes pas copains, comme vous aimez à le répéter.
Pour que la concertation existe lors des réunions, Monsieur le Maire, il ne faudrait pas monopoliser le micro et se répandre dans des monologues sans fin, litanies d'historiettes anecdotiques ou de souvenirs d'enfance, en ne répondant surtout pas aux questions posées par les citoyens venus s'exprimer. "Je parle trop, je parle trop", confessez-vous à la fin de quelques tirades. C'est tellement vrai.
Pour que la concertation existe, Monsieur le Maire, il faudrait que les réunions soient organisées en amont des études, qu'elles abordent les problèmes de fond, qu'elles permettent un véritable débat d'idées. Les rares réunions que vous avez faites ont toujours consisté à montrer des diapositives de projets bouclés : ce sont des rideaux de fumée, de l'information au mieux, de la propagande au pire. Et le pire est fréquent.
Vraiment, Monsieur le Maire, la concertation, comme l'informatique, ce n'est pas votre fort.
Et déclarer: "La concertation à Alfortville, c'est pas facile", moins de 8 mois après votre ré-élection, c'est administrer la preuve que votre engagement électoral n° 26 était une phrase sans lendemain, une promesse que vous reconnaissez aujourd'hui en public être dans l'incapacité d'honorer. Alors permettez-moi de faire quelque graffiti sur votre programme, puisque nous ne sommes plus en campagne électorale et que cela relève donc maintenant de la simple liberté d'expression. Je ne fais en effet pas partie de ces fascistes qui barbouillaient les affiches électorales et donc un des symboles de la démocratie.
Votre administré, Hérodote
02 décembre 2008
Square Jean Albert : le billet d'humeur d'un riverain anxieux
ALFORTVILLE CONFLUENCE reçoit un billet d’humeur d’un riverain "anxieux" (c'est son propre terme...) du futur square Jean ALBERT: nous le publions avec plaisir.
Quelle ne fut pas ma surprise de trouver dans ma boite aux lettres vendredi 28/11/2008, ce petit prospectus de la municipalité, concernant l’aménagement du futur square Jean ALBERT, qui est visiblement adressé à tous les riverains du dit square.
Pour situer géographiquement ce projet de square, il se situe le long de la rue de Seine, en face de l’école maternelle Octobre, bordé par la rue Marcellin Berthelot et la rue de Charenton.
Quant au projet lui-même, il vise non seulement à aménager le square, mais également à refaire les portions de rues et des trottoirs qui le bordent, et ainsi que les trottoirs opposés en particulier celui se trouvant le long de l’école maternelle Octobre.
Mais revenons à l’historique de ce projet. Il y a un peu plus d’un an les services techniques ont présenté au conseil d’école de la maternelle Octobre le fameux projet. A ce moment-là, un conseiller municipal nous annonçait qu’une réunion de concertation aurait lieu avec les riverains du futur square. Malheureusement, peu de temps après, nous apprenions que la réunion n’aurait pas lieu en début d’année 2008, en raison des futures échéances électorales. Puis, les fameuses échéances sont passées et la non moins fameuse réunion de concertation a été « oubliée ».
Or voilà qu’au début du mois d’octobre 2008, les travaux d’aménagement du square ont débuté.
Vous comprenez maintenant mieux ma surprise quand je trouve dans ma boîte aux lettres, presque 2 mois après le début des travaux, ce petit dépliant.
Il était temps que j’apprenne que l’aménagement du square, dès la phase 1 des travaux, allait occasionner la neutralisation d’un sens de circulation de la rue de Seine, celui allant de la Seine à la rue Véron. Heureusement, une déviation a été mise en place par la rue Charles de Gaulle. Heureusement, … enfin, … sauf quand la rue Véron est elle-même neutralisée pour cause de démontage d’une grue entre la rue Pierre Leroux et la rue de Seine. Et alors là, compte tenu des sens uniques et des interdictions, accéder à la rue Marcellin Berthelot depuis les quais de Seine était un véritable parcours du combattant. Ouf ! Cette situation n’a heureusement duré qu’une seule journée.
Cependant, le sens unique sur la rue de Seine est toujours bel et bien présent. Et, gare à vous si vous essayez de braver ce sens unique : la police nationale en a fait l’un de ses coins favoris pour verbaliser les contrevenants.
Mais continuons la lecture du prospectus. Car dès les phases 2 et 3, j’apprends que dès mi-novembre 2008, la réfection des rues Berthelot et Charenton débute. Et là, je suis à la fois curieux et angoissé de voir comment on peut refaire une chaussée en la fermant, mais … sauf aux riverains !!! Visiblement cette phase a déjà pris du retard, mais finalement je ne suis pas si pressé qu’elle commence.
Passons à la phase 4, avec la réfection du trottoir de la rue de Seine coté Maternelle Octobre. Je suis alors fort surpris de constater que le trottoir sera neutralisé, mais que rien n’indique comment l’accès à l’école s’effectuera. Pourtant, il me semble bien que la période janvier février 2009 n’est pas une période de vacances scolaires !!
Je ne développerai pas les phases 4.1 à 4.4, qui ne sont qu’une répétition des phases précédentes.
Et alors vivement avril 2009, que les travaux soient terminés.
Enfin, … si le retard qui semble déjà avoir été pris dès la phase 2, ne font pas trop dériver les délais prévus !
Enfin, … si le résultat est bien à la hauteur des espérances de notre cher Député-Maire !
Enfin, … si les autres travaux prévus dans le quartier ne mettent pas à mal ce beau projet d’aménagement !

