21 décembre 2009
Piscine à Alfortville : construite en langue de bois ?
Un grand moment "langue de bois" lors du Conseil Municipal du 10 décembre 2009.
Le Maire-Adjoint chargé des travaux a rapporté sur 2 avenants au marché déjà pharaonesque de la piscine, qui alourdissent la note de la bagatelle de 280 887 euros. Cette somme enflera automatiquement avec les honoraires d'architecte et de bureaux d'étude, de contrôle, de sécurité et les frais d'assurance. C'étaient donc les premiers avenants alors que la toiture du bâtiment n'est pas encore posée : ils représentent pourtant déjà un montant proche de 2,5 % du marché pour le corps d'état principal. D'autres suivront : nous en parlerons au fur et à mesure.
Le premier avenant comprend la fermeture du parc de stationnement, afin d'empêcher le remisage de voitures ventouses. Fort bien, mais pourquoi n'y a-t-on pas pensé avant, puisque le même type d'avenant avait été décidé en catastrophe pour le Pôle Culturel en décembre 2005 ? Coût de cette "mise au point": 182 000 euros...
Ce premier avenant comprend aussi une modification des revêtements de sols de la plage, dont la qualité se révèle soudain insuffisante, et la création d'un local pour les onduleurs indispensables aux panneaux photovoltaiques, local oublié lors de l'appel d'offres.
Le deuxième avenant consiste à employer un éclairage à base de diodes électroluminescentes plus économique à l'usage car, citons le Maire-Adjoint chargé des travaux, "c'est dans le cadre de la politique du développement durable... à l'époque, ce type de système n'existait pas il y a 5 ans, au moment de la conclusion du marché".
Cette affirmation a suscité la protestation d'André Brunel, de la liste Confluence 2008, qui a fait remarquer que le marché avait été attribué lors de la commission d'appels d'offres du 05 février 2009, soit il y a 10 mois... et que ce système existait alors depuis des années...
Le Maire-Adjoint, piqué au vif, s'est enferré en répliquant que "l'appel d'offres et le projet datent d'il y a 5 ans".
Et hop, encore un candidat à notre concours de la plus belle langue de bois... Bienvenue au club...
Car, où en était réellement le projet, il y a 5 ans, en décembre 2004 ? L'information se trouve dans notre message du 30 mars 2006 qui relatait le "petit bonhomme de chemin" mené par l'équipe municipale dans la réalisation de ce projet, alors que la piscine, dangereuse, venait d'être fermée par arrêté préfectoral. Citons une partie de notre message.
Face à cette urgence absolue, la majorité municipale a adopté un
train de sénateur, pour ne pas dire la plus grande indolence. C'est ce
qui ressort clairement des décisions prises:
- décembre 2001, mission donnée à un bureau d'études pour une étude de faisabilité,
- février 2003 (15 mois après...), mission donnée à un bureau d'études pour une étude de programmation,
- octobre 2005 (près de 4 ans après...), signature d'un marché de délégation de service public avec Carilis,
- 30 mars 2006 (plus de 5 ans après le début de la réflexion...), décision d'organiser un concours d'architecte en 2 phases.
Donc, en décembre 2004, on se penchait encore sur le programme de la piscine (combien de bassins, quels équipements annexes) et sur son mode de gestion (affermage, gestion publique directe, délégation)... Le concours d'architecture a été lancé plus d'un an après. Inutile de dire que le choix du type d'ampoules électriques n'était pas à l'ordre du jour !
Monsieur le Maire-Adjoint chargé des travaux aurait-il au moins la maigre excuse de ne pas avoir été élu lors de la précédente mandature ? Même pas...
23 novembre 2009
Un gouffre financier approuvé au Conseil Municipal d' Alfortville
ALFORTVILLE CONFLUENCE a publié récemment un message sur l'état d'insalubrité d'un appartement appartenant à LOGIAL (organisme HLM de la municipalité) et géré par le CCAS (organisme social de la municipalité). Il pleut dans les appartements sociaux mais Monsieur le Maire regarde ailleurs et a des projets grandioses. Toujours plus.
Ainsi, lors du dernier Conseil Municipal, le 21 octobre 2009, le Maire-Adjoint en charge de la Politique de la Ville, qui est aussi Président de LOGIAL (ex OHSA), a annoncé la volonté de l'équipe municipale majoritaire d'éradiquer les 1000 logements insalubres existants sur la ville, en les acquérant par préemption lors de chaque vente. La délibération a été adoptée grâce au vote bloqué habituel, sans se soucier des sommes colossales qui devront être ponctionnées chaque année sur le budget de la Commune.
Le calcul des sommes à engager est simple à effectuer: faisons-le ensemble puisque Monsieur le Maire n'a pas daigné aborder le problème. En prenant des hypothèses basses, voici ce calcul. Une réalisation du programme envisagé en 10 ans ne serait pas un exploit : cela représente l'acquisition d'une centaine de logements chaque année. En retenant une surface moyenne (basse) de 50 mètres carrés par appartement, et un prix d'acquisition de 2000 euros au mètre carré (aux environs de la moitié de la valeur du marché, en raison de leur état), l'investissement annuel s'élève à un minimum de 10 millions d'euros. Il est vrai que le concours d'un établissement de portage foncier pourra être demandé mais la participation initiale de la Commune est fixée, dans toute convention de portage, à 10 %. Le budget d'investissement devra donc être ponctionné d'un million d'euros chaque année, soit près de 3 % de son montant actuel.
Au moment où l'avenir de l'évolution des ressources des collectivités locales est incertain, vouloir être partout, placer sous sa coupe la rénovation urbaine de la totalité du centre ville, et donc en prendre la responsabilité financière, s'engager dans cette aventure soumise aux règles du marché immobilier, tout ceci relève de l'inconscience.
Faire un bilan prévisionnel des coûts induits par les décisions prises au Conseil Municipal est un exercice qui semble totalement ignoré en Mairie, et cette dernière délibération n'est qu'un exemple parmi d'autres: il y en a à chaque Conseil...
Voici l'intervention de Catherine de Rasilly, conseillère municipale de la liste CONFLUENCE 2008, intervention faite avant le vote de la délibération.
Dans le cadre du contrôle des opérations de construction sur la ville, vous avez déjà employé bien des moyens (plus d’une douzaine de ZAC, droit de préemption urbain, périmètres de veille foncière, opération ANRU). J’y ajouterai la main-mise de l’Etat sur l’extrême nord de la ville, par l'intermédiaire de l’OIN Seine-Amont.
Aujourd’hui vous nous proposez un périmètre d’intervention en plein centre ville. Et pas un petit : 1 km de long dans un sens, 500 mètres dans l’autre ! Bref ce sont des centaines de logements qui sont concernés par ce périmètre. Vous indiquez préempter en sollicitant le portage foncier de la SAF. Mais vous ne parlez pas des moyens financiers qu’il faudra y consacrer dès l’exercice de ce droit, à hauteur de 10 % des acquisitions. Capital immobilisé pour une durée très incertaine, puisqu’un achat appartement par appartement ne permet de sortir les opérations qu’après de nombreuses années. Notre budget ne nous permet pas d'immobiliser de tels moyens. Encore un projet non chiffré. Nous voterons contre.
La plupart du temps, lorsque Catherine
de Rasilly, conseillère de la liste CONFLUENCE 2008, pose la question
de savoir combien coûte une décision qui va être votée, Monsieur le
Maire ne répond pas ou tire sa réponse parmi celle-ci "L'administration
vous répondra" ou "Je n'arrive pas à me souvenir des gros chiffres" ou
"Je n'en ai aucune idée". La dernière réponse ayant le double mérite de
la franchise et de donner l'explication du silence ou de la teneur des
autres réponses.
Après l'intervention de Catherine de Rasilly sur ce droit de préemption, Monsieur le Maire n'a apporté aucune réponse, se contentant de dire: "On passe au vote. Qui est pour ? Qui est contre ?" Comme toujours dans ce cas, l'alternative est simple. Monsieur le Maire est-il contre le débat démocratique, en refusant de répondre ? Ou est-il incompétent, en étant dans l'incapacité de répondre sur le coût de son projet ?
Je n'écoute pas CONFLUENCE 2008.
Je ne réponds pas à CONFLUENCE 2008.
Je ne veux pas voir ce que me montre CONFLUENCE 2008.
17 novembre 2009
L'insalubrité à Alfortville
Mise à jour du 17 novembre 2009
ALFORTVILLE CONFLUENCE reçoit des nouvelles de ce triste dossier.
Cela bouge sur un point: les fuites de toiture. LOGIAL procède, après bâchage, à quelques rustines et envisage enfin de commencer la procédure relative à la réfection complète de l'étanchéité.
Par contre, en ce qui concerne la ventilation, rien de nouveau: le CCAS qui devait apporter une réponse, ne l'a toujours pas fait.
En bref, les locaux inondés par la pénétration des eaux de pluie ne pourront être assainis avant longtemps puisqu'il n'y a toujours pas de ventilation. La résorption de l'insalubrité des locaux n'est pas pour demain.
Mise à jour du 03 novembre 2009
Nous recevons les nouvelles suivantes de la famille nous ayant adressé le premier message.
Tout d'abord merci d'avoir fait paraître notre courrier sur votre blog. Je vous transfert le mail que j'ai reçu du secrétariat du CCAS, je devrais donc être bientôt contactée au sujet de la réparation de la VMC.
En ce qui concerne les travaux de réfection de la terrasse, une entreprise dépêchée par Logial doit intervenir aujourd'hui. Il est grand temps, il "pleut" maintenant dans plusieurs appartements. L'appartement de mes parents, avec les pluies du week-end et de ce début de semaine, n'est plus habitable. J'ai dû, lundi 2 novembre, aller les chercher et les installerchez moi et moi, aller m'installer pour 2 ou 3 nuits chez un ami. En effet, mon appartement n'est pas suffisamment grand pour nous permettre de dormir tous sous le même toit.
J'espère qu'avec l'intervention de la société, mes parents pourront retourner chez eux très vite. Comme convenu, je vous tiens informée des évolutions prochaines.
Je vous prie de recevoir mes salutations les meilleures. Bien cordialement.
Message originel du 29 octobre 2009
Lors du dernier Conseil Municipal, le 21 octobre 2009, le Maire-Adjoint en charge de la Politique de la Ville, et également Président de LOGIAL (ex OHSA), a annoncé la volonté de l'équipe municipale majoritaire d'éradiquer les 1000 logements insalubres existants sur la ville, en les acquérant par préemption lors de chaque vente. La délibération a été adoptée grâce au vote bloqué habituel, sans se soucier des sommes colossales qui devront être ponctionnées chaque année sur le budget de la Commune. ALFORTVILLE CONFLUENCE consacrera prochainement un message à ce sujet.
Cette chasse à l'habitat dégradé "chez les autres" est d'autant plus étonnante qu'elle s'accompagne de la plus parfaite indifférence quand l'état des logements gérés ou possédés par LOGIAL rend totalement inacceptables les conditions de vie des occupants.
ALFORTVILLE CONFLUENCE reçoit ainsi aujourd'hui un courrier relatif au foyer logement pour personnes âgées de la rue de l'Union, propriété de LOGIAL, gérée par le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale, organisme municipal).
Depuis le mois de décembre dernier, des membres des familles de plusieurs résidants font part de multiples problèmes au CCAS, à qui ils versent leur loyer. Difficultés d'obtenir un interlocuteur, renvois constants de "patates chaudes" entre le CCAS et LOGIAL, les problèmes durent et perdurent.
Ce ne sont pas pourtant les moyens qui manquent: la subvention municipale au CCAS est de 2 millions d'euros, avec une ligne de trésorerie de 500 000 euros...
Excédés, les membres d'une famille nous ont donc adressé et demandé de publier le courrier suivant, qu'ils ont envoyé aujourd'hui en copie au CCAS. Afin que les choses bougent enfin...
Madame ........................ Alfortville, le 28 octobre 2009
........................ 94140 Alfortville
Monsieur et Madame ....................
........................ 91120 Palaiseau
Mademoiselle ..........................
........................ 75020 Paris
Mesdames, Messieurs les membres de l’association « Alfortville confluence »
Je viens vers vous pour solliciter votre aide et examiner avec vous comment porter à la connaissance des Alfortvillais les faits suivants.
Mes parents âgés de 85 ans vivent depuis plus de 15 ans dans la résidence foyer logement rue de l’union. Depuis 3 ans, ils sont victimes de sinistres à répétition par infiltrations d’eau provenant de la terrasse du bâtiment. Les réparations effectuées par la société Logial à 3 reprises n’ont été jusqu’alors que des réparations de fortune qui n’ont pas réglé le problème. En effet, c’est l’ensemble de l’étanchéité de la terrasse qui est à refaire. Ce dossier est suivi en protection juridique par la MATMUT, assurance de mes parents, qui a constaté et réclamé des indemnités pour trouble de la jouissance, tant l’état de l’appartement est dégradé par les dégâts des eaux successifs et l’humidité ambiante. Après de nombreuses démarches et procédures, il semblerait que des travaux sérieux soient engagés prochainement par Logial pour régler définitivement ces graves nuisances.
Ce point rapide étant fait, pour la compréhension du dossier, c’est sur un autre dysfonctionnement grave sur lequel j’attire votre attention.
Au cours du dernier sinistre expertisé le 5 mars 2009, l’expert et la société Logial ont constaté conjointement, qu’en plus des suintements liés aux infiltrations, le système VMC qui permet l’aération des appartements était en panne et cause l’apparition de moisissures autour des fenêtres et le long des plafonds, dans la chambre en particulier. Le dossier d’expertise comporte les photographies de ces dégradations. Le remplacement du moteur VMC du bâtiment est à la charge du Centre Communal d’Action Sociale ( CCAS ) qui gère ce foyer logement. L’ensemble du dossier d’expertise dont les photographies a été transmis au CCAS.
Or, malgré mes courriers adressés en accusé réception et les mises en demeure de l’assurance, le moteur du VMC n’est toujours pas remplacé. Bien entendu je n’ai jamais eu de réponse à mes courriers. Il faut savoir que fin septembre, Madame ......... que j’ai contacté par téléphone m’avait affirmé que le devis serait signé en urgence sous 48 heures et le moteur remplacé sous quinzaine. Il n’en a rien été.
Ainsi, 9 mois plus tard la dernière information que j’ai pu obtenir date du lundi 26 octobre 2009, je me suis donc rendue sur place, au CCAS , où l’on m’a fait répondre « c’est en cours » ! dixit la personne de l’accueil qui a contacté par téléphone Madame ........... ou Madame ............ ? en réunion à ce moment-là.
Nous souhaitons, nous les enfants et petits enfants, porter à la connaissance des Alfortvillais les nuisances provoquées par l’absence de ventilation dans les appartements dont celui de nos parents. Pour nos parents l’humidité constante provoquée par les infiltrations, associée aux problèmes de ventilation, ont rendu leur appartement insalubre.
Que penser d’une équipe municipale incapable de régler un simple problème de remplacement de moteur de VMC ? Si la gestion d’un problème de ce type est si difficile, voire insurmontable, pour nos services municipaux, qu’en est-il pour la gestion des affaires courantes de notre ville ! Il doit bien y avoir des dossiers plus compliqués !
Que penser d’une équipe municipale qui, connaissant l’importance d’un tel système de ventilation dans l’assainissement des appartements, laisse malgré tout des personnes âgées dans des conditions de vie inacceptables et dont la seule réponse est « c’est en cours » au bout de neuf mois ?
En fait, nos parents n’ont qu’à vivre les fenêtres ouvertes, ne plus cuisiner, ne plus prendre de douches et mettre le chauffage électrique à fond en même temps… pour conserver un air à peu prés sain et sec. Avec l’hiver qui arrive, ces conditions de vie vont sans doute détériorer considérablement leur état de santé.
Je vous remercie de votre aide et, dans l’attente de votre contact, recevez mes salutations distinguées.
Madame ........., Chevalier de l’Ordre National du Mérite, fille de Monsieur et Madame ...............
Monsieur et Madame .............., gendre et fille de Monsieur et Madame ...............
Mademoiselle ..............., petite fille de Monsieur et Madame ...............
04 novembre 2009
Flambée des taxes : 12 % d'augmentation déjà programmés
Le budget supplémentaire a été adopté lors du Conseil Municipal du 21 octobre 2009. Ce budget sert habituellement à ajuster quelques recettes et quelques dépenses qui n'étaient pas connues lors du budget voté en mars: cela ne devrait agir que sur des sommes minimes.
Surprise lors de ce budget supplémentaire 2009: Monsieur le Maire demande froidement une rallonge de 12 % ! A prendre dans la poche des Alfortvillais...
Voici l'intervention de Catherine de Rasilly, élue de la liste CONFLUENCE 2008, qui s'est opposée à ce budget. Cette rallonge a été approuvée par la majorité municipale, tous courants confondus, MODEM compris, puisque son unique représentant a oublié le combat pour la stabilisation des impôts qu'il avait mené lors du vote du budget en mars dernier.
"Lors du débat d’orientation budgétaire en février, nombre de choses avaient été évoquées par notre groupe en matière d’orientations budgétaires. Elles n’ont visiblement pas été prises en compte !
Le budget total d’Alfortville voté en mars s’élève à un peu plus de 74 millions d’€. Ce budget supplémentaire, qui ne devrait être qu'un budget d’ajustement, s’élève à un peu plus de 9 millions d’€, soit une augmentation de plus de 12%.
Nous nous étions étonnés à l’époque et nous nous inquiétons toujours d’ailleurs qu’en cette période de crise, certaines dépenses soient engagées sans réel souci d’économies, voire de maîtrise des dépenses.
Prenons un exemple de gestion courante et cela rejoint, là également, notre préoccupation en matière de développement durable: les envois de courriers inutiles aux conseillers municipaux. A l’heure d’internet, ne serait-il pas plus économique et rapide d’envoyer ces courriers par e-mail ? Moins de papier gaspillé, moins de frais d’affranchissement, heures de travail d’agents administratifs mieux utilisées à des tâches plus utiles et valorisantes pour la collectivité...
Ou la publication de nouvelles plaquettes, la dernière en date pour les seniors.... le BMO ne suffirait-il pas à votre communication personnelle !
Je vous épargnerai le rappel des considérants déjà évoqués lors des précédents Conseils, pour me borner à quelques constats.
Encore des projets coûteux d’infrastructures, je pense notamment outre le centre aquatique, au déménagement du SMITAC... qui nécessite la souscription d’un emprunt supplémentaire de 5 millions d’€. Nous en souscrivions un de la même somme au budget primitif, cela fait donc 10 millions d’emprunts pour cet exercice 2009 ?! Vous me direz que ce deuxième emprunt sera couvert par la vente du SMITAC mais... n’est-ce pas vendre la peau de l’ours... alors que, le 9 juillet, vous avez indiqué ne pas connaître le montant de la recette attendue ?
Qu’il faudra bien, l’heure venue du remboursement, puiser dans les poches des Alfortvillais !
A l’heure où la défense du pouvoir d’achat semble être un crédo largement partagé, et où chacun s’accorde à estimer que l’avenir des finances locales est plus qu’incertain en raison des réformes projetées, nous espérions qu’afin de contenir une pression fiscale déjà forte sur notre commune, vous limiteriez certains engagements...
Nous avions émis le souhait que les élus n’appartenant pas à votre majorité soient associés aux réflexions qui conduisent aujourd’hui à l’élaboration du budget sur lequel nous devons encore nous prononcer ce soir. Cela n’a hélas pas été le cas...
Si l’ouverture est à la mode au sein du gouvernement, force est de constater que ce courant n’est pas arrivé jusqu’à Alfortville, Monsieur le Maire !
Aujourd’hui, nous vous le répétons, nous ne pouvons partager globalement ces orientations qui conduisent à un dérapage permanent et à un refus de la maîtrise des dépenses publiques de la commune.
Par conséquent notre groupe Confluence 2008 se voit contraint de voter contre ce budget supplémentaire."
20 octobre 2009
Taxe d'habitation sur Alfortville
Les avis d'imposition pour la taxe d'habitation sont en train de tomber avec une augmentation de 3,45 % pour la Commune et de 9,06 % pour le Département. Le choc est rude....
Et + 3,45 %, ce n'est pas le taux de l'inflation, n'en déplaise aux déclarations de Monsieur le Maire ! Le taux d'inflation est, paraît-il, négatif...
Pour tout savoir sur la politique budgétaire des recettes de la Commune, votée par la majorité municipale en Conseil Municipal le 26 mars 2009, reportez-vous sur notre message en date du 07 avril 2009. C'est ici.
17 octobre 2009
Prochain Conseil Municipal d' Alfortville
Le prochain Conseil Municipal aura lieu
le mercredi 21 octobre 2009 à 18 heures 30 en Mairie.
41 points seront abordés lors de cette séance, dont nous retiendrons:
- 5 points sur 7 en DIRECTION GÉNÉRALE entérinant et "régularisant" la situation d'un nouveau Conseiller Municipal entrant, consécutivement à la démission d'une conseillère municipale "Verte" de la majorité.
- 7 points en FINANCES dont :
Le budget supplémentaire 2009. Le montant total de la présente décision modificative se décompose de la manière suivante en section fonctionnement: 1 763 957 euros et en section investissement: 7 254 633 euros.
Le rapport d'utilisation d'utilisation des crédits de la Région Ile de France (DDGI) pour l'exercice 2008. Conformément à la délibération du Conseil Général du 13 octobre 2008, fixant la dotation pour Alfortville à 160 731 euros, l'affectation de ces crédits a notamment permis de réaliser des travaux d'aménagement en équipement scolaire, périscolaire, sportif, et en aménagement et entretien d'espaces verts en zone urbaine sensible (ZUS).
- 6 points en URBANISME dont principalement la prescription d'une révision du PLU suite à une modification.
- 2 points en POLITIQUE DE LA VILLE dont l'attribution de subventions aux associations et le bilan des actions menées en ZUS au titre de l'année 2008.
- 4 points en MARCHÉ PUBLICS dont:
Centre aquatique: avenants concernant la délégation de service public entre la ville et la société Carilis et la marché de maîtrise d'oeuvre conclu avec le mandataire Jacques Rougerie pour la fixation du forfait définitif de sa rémunération.
Espace culturel des Pontons: avenants lot n°3, menuiseries intérieures pour un montant de 5 079 euros TTC et le lot n°4 courants fort et faible, plomberie, chauffage pour un montant de 10 749 euros TTC.
11 septembre 2009
Alfortville : une ville pauvre ?
Dans un article publié ce jour, le Parisien édition Val-de-Marne enquête sur la progression du nombre de redevables de l'Impôt sur la Fortune (ISF) dans les villes de notre département.
Le résultat est sans appel. Alfortville est championne du Val-de-Marne, avec une progression de 20,9 % en un an et un doublement du nombre d'assujettis en 5 ans !
Ce résultat a, selon le journal, "surpris" Monsieur le Maire. Encore une découverte pour lui qui confirme sa méconnaissance des modifications profondes de la ville. Rappelons-nous l'obstination avec laquelle Monsieur Rouquet s'accrochait au chiffre de 36 000 habitants pendant toute la durée d'élaboration du Plan Local d'Urbanisme (PLU), alors que l'estimation de l'INSEE était supérieure à 42 000...
Les conseils municipaux, et plus particulièrement les débats budgétaires, sont régulièrement ponctués de la déclaration suivante de Monsieur Rouquet : "Alfortville est une ville pauvre". C'est la seule justification donnée au refus de réaliser les projets nécessaires à la ville, enterrés au profit de dépenses inutiles ou clientélistes.
Il y a quelques années, lors d'une réponse à un Conseiller Municipal d'extrême gauche demandant davantage de logements sociaux et la réduction des opérations privées, Monsieur le Maire lui avait lancé: "Il me faut bien des riches pour payer pour les pauvres". Politique réussie selon l'information tombée aujourd'hui.
Perle de la déclaration de Monsieur le Maire au Parisien: "Chaque année, la taxe d'habitation est en forte progression". Pour les Alfortvillais, ce n'est pas un scoop ! Mais l'origine de cette progression est dans l'augmentation effrénée des taux d'imposition : nous en avons parlé ici.
06 septembre 2009
Editorial sur les taxes locales
ALFORTVILLE CONFLUENCE reproduit un éditorial paru dans une revue bretonne, dont nous ignorons malheureusement le nom, sous la signature de Paul Chérel.
Editorial : les "4 vieilles" se meurent
Pour agrandir, cliquer sur le texte
27 juillet 2009
Accidentogène : quelle définition pour Alfortville ?
Le croisement des deux voies départementales au débouché du pont du Port à l'Anglais n'est pas accidentogène, selon les discours officiels. Pour le promouvoir à cette "distinction" et donc commencer à s'en occuper, il faudrait, paraît-il, quelques blessés, voire plus...
Des membres de la Commission Circulation-Stationnement réclament depuis plus d'un an, que des indications de sens de circulation soient peintes au sol. En vain. Cet investissement semble hors de portée... Nous sommes dans une ville "pauvre"...
Pendant ce temps, les accidents continuent. Nous avions évoqué la longue incarcération d'un conducteur d'une benne le 16 février dernier, et, nouvel exemple, voici des photographies prises le lundi 20 juillet.
11 juin 2009
Tribune libre de CONFLUENCE 2008 - mai 2009
CONFLUENCE 2008, liste de démocratie participative locale, nous demande de publier la Tribune Libre qu'elle a fait paraître dans le BMO de mai 2009. La voici.
Commune pauvre ou dépensière ?
Le dernier BMO a « zoomé » le budget de la ville en une demi-page de texte: il ne faut pas trop parler des sujets qui fâchent... Osons une comparaison avec notre voisine: Maisons-Alfort.
Son budget de fonctionnement est de 1056 € par habitant, celui d'Alfortville et de sa part dans l'Agglo est de 1680 €, soit 60% de plus. Pour quels services supplémentaires?
Le budget d'investissement de Maisons-Alfort est de 288 € par habitant, celui d'Alfortville et de sa part dans l'Agglo est de 891 €, soit 3 fois plus. Et pourtant les Maisonnais ont déjà un centre aquatique, des salles de réception, une salle de cinéma, etc... Où passe cet argent?
A Alfortville, la taxe d'habitation est 37% plus chère qu'à Maisons-Alfort, la taxe foncière 41%, la taxe professionnelle 75%... Un endettement en baisse à Maisons-Alfort et 214 € empruntés cette année pour chaque Alfortvillais.
Alors Alfortville est-elle une commune pauvre? NON. Une commune et une Agglo dépensières? OUI.






