Sans vous en rendre compte, vous croisez des sauvages dans les rues d'Alfortville. Il ne s'agit pas de représentants d'une tribu exotique, ni, fort heureusement, de casseurs de devantures ou d'équipements publics. Il s'agit de modestes plantes qui viennent se nicher dans les interstices des sols, des murs, dans des  endroits oubliés des jardins et des espaces verts.

Depuis 2011, leur développement s'accélère puisque les traitements chimiques (produits phytosanitaires) sont peu à peu proscrits par les services techniques de la mairie. Lors du prochain Conseil Municipal, la démarche "zéro phyto" sera actée par les Conseillers.

Ces plantes sont des abris pour les insectes polinisateurs. C'est ainsi que le miel des villes est de bien meilleure qualité que le miel des champs, qui subit les traitements agricoles. Sur les toits des immeubles de Logial comme sur celui du Pôle Culturel, des ruches ont été installées et produisent une récolte abondante.

Et si le coeur vous en dit, vous pouvez consommer certaines de ces plantes: pissenlit, plantain, ortie, fleur de violette ou d'acacia, pétales de coquelicot, trèfle... 

Pour tout savoir et même participer à la collecte nationale des données destinées aux chercheurs du Muséum d'Histoire Naturelle, en reconnaissant les espèces qui poussent dans votre environnement immédiat, vous pouvez vous connecter au site http://sauvagesdemarue.mnhn.fr/

sauvages de ma rue