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Lors de ce Conseil, suite à la démission de Gérard Miramond, Conseiller municipal du groupe les Républicains, la désignation d'un nouvel élu était nécessaire dans les Commissions ou organismes dans lesquels il avait été désigné en avril 2014. Cédric TARTAUD-GINESTE, malgré plusieurs demandes du Sénateur Maire, n'a pas souhaité présenter de candidature pour son groupe. C'est ainsi que le groupe Les Républicains s'est auto exclu de ces Commissions ou Organismes ! Comprenne qui pourra.

Point phare de ce Conseil Municipal le débat sur le PADD (Plan d'Aménagement et de Développement Durable) concernant les différentes orientations en matière de PLU. Les Groupes d'opposition n'ont pas souhaité s'exprimer ou (/et) .... n'ont aucune opinion sur le sujet !

Ci après le débat du Groupe CONFLUENCE - Société Civile sur le PADD.

Le PADD dont nous débattons aujourd'hui ne diffère pas, dans ses grandes orientations, de celui qui a été approuvé en 2009 tant l'urbanisme est contraint pour notre ville, dont la surface disponible est très limitée, sans possibilité d'extension sur des zones libres.

Depuis 2009, par des modifications successives, le PLU a plusieurs fois évolué, en s'adaptant à la réalité des choses, et en particulier à la nécessité de créer les équipements induits par l'augmentation d'une population largement sous-estimée en 2009.

Aujourd'hui le PADD qui nous est proposé prend acte de cette évolution et apparaît plus prospectif quant à l'avenir de la commune.

A l'occasion du présent débat, le groupe Confluence - société civile veut attirer l'attention de notre assemblée sur un point précis, mais primordial. Comme chacun le sait, le risque d'inondation est maximal pour notre ville, située à la confluence des immenses bassins versants de la Seine et de la Marne. Chaque année nous rapproche d'une crue centennale qui risque d'être pire que celle de 1910.

Pire car les ouvrages réalisés par l'homme pour lutter contre l'inondation (barrages, déversoirs, retenues) ne sauront contenir le flux nouveau apporté depuis un siècle par les modifications de notre environnement : imperméabilisation des sols sur des centaines de milliers d'hectares (autoroutes, routes, lotissements, centres commerciaux, entrepôts, enceintes sportives), destruction de haies pour permettre une agriculture mécanisée.

Le développement de notre pays n'a guère été « durable » depuis cent ans.

Certains vont tout de suite m'objecter que des mesures sont prévues dans le PLU : niveau minimal habitable, appartements en duplex, interdiction de remblaiement, surélévation des équipements sensibles. Ne nous voilons pas la face : il s'agit de mesures pour pallier à certaines conséquences de la crue, mais pas à l'essentiel.

Car l'essentiel, en cas de grande crue, c'est l'évacuation de la totalité de la population alfortvillaise, de ses 46 000 habitants. Aux sceptiques, je rappellerai que le PLU prévoit d'ailleurs explicitement cette hypothèse, en imposant dans les immeubles collectifs une sortie extérieure pour l'accès des barques destinées à l'évacuation.

Au moment de la COP 21, il n'est pas faux d'affirmer que les Alfortvillais peuvent être, eux aussi, un jour des réfugiés climatiques. Réfugiés, mais pour aller où ? Question maintes fois posée, et restée sans réponse. Car recueillir 46 000 habitants, cela n'est pas une mince affaire. Un exercice de simulation de grande crue, baptisé Sequana 2016, aura lieu entre le 7 et le 18 mars prochains. Son scénario ne semble pas s'intéresser à l'aspect de la prise en charge de la population mais plutôt à la résilience des réseaux.

Alors, dans le PLU, il serait judicieux de ne pas aggraver notre cas et de viser la modération dans l'évolution démographique de notre ville. C'est cette position qu'il va falloir dans un mois que nous soutenions ailleurs. Ailleurs ?

Oui, ailleurs car dans un mois la compétence PLU sera transférée au territoire que nous allons rejoindre : c'est obligatoire, c'est la Loi.

Quelle méthode le Conseil de Territoire va-t-il suivre pour la suite des opérations? Une réflexion en association avec les communes? Certainement. Mais les décisions finales prises dans les délibérations seront votées au Conseil territorial, et non par notre assemblée.

Ailleurs aussi parce que le PLH en cours est déjà de la compétence de la communauté d'agglomération et que cette compétence sera transférée à la métropole au 1er janvier 2017. Quel quota de logements à construire pourrait être imposé à Alfortville ?

C'est donc dans ces 2 instances, métropole et territoire, que l'évolution future d'Alfortville sera en grande partie décidée. La gouvernance d 'Alfortville, comme de toutes les communes de la métropole, va être profondément modifiée par la loi NOTRe.

Nous devons, je le répète, prendre les moyens de défendre au mieux les intérêts des Alfortvillais. Il m'a paru important de mettre en avant ce point, dans le cadre du présent débat sur le PADD, car la suite de l'élaboration du PLU est un exemple, parmi d'autres, des profonds changements qui nous attendent dans la prise des décisions qui impactent directement le cadre de vie de nos concitoyens.