conseil municipalLors du Conseil municipal du 28 juin 2012, Catherine de RASILLY est intervenue au sujet de "l'agrandissement de l'école Henri Barbusse et la demande d'intérêt public pour les parcelles 15,17 et 19 rue Anatole France "

Voici son intervention:

A propos de cette acquisition de terrains pour la construction d’une école, je voudrai revenir sur mon intervention au cours du Conseil municipal du 12 février 2009 au sujet de l’approbation du PLU, et en particulier sur la critique que je faisais de l’absence de prise de considération des besoins d’équipements, sujet balayé en une demi-page dans le dossier du PLU avec pour seule conclusion: il n’y a rien à prévoir, donc aucune réserve foncière à créer.

Pour ne reprendre que le seul sujet des classes, je citerai mot à mot les termes de mon intervention.

"Le pire (du PLU), c'est votre refus de reconnaître l'augmentation de la population. Vous avez soutenu pendant toute l'élaboration de ce PLU le chiffre grotesque de 39 000 habitants. La réalité est là : 42 994 habitants (c'est un chiffre de 2009, aujourd'hui nous avons dépassé les 45 000 habitants). Ce refus vous a amené à considérer que la population n'augmentait pas et donc que le besoin de nouveaux équipements ne se faisait pas sentir. Votre analyse de la situation actuelle (NDLR: en 2009) s'est résumée à quelques lignes d'autosatisfaction sans base chiffrée. En conséquence de quoi, aucune planification des opérations publiques n'a été faite.

Les Alfortvillais ont-ils besoin de salles de classe ? Votre réponse est: je ne prévois rien. Et pourtant vous êtes obligé de sacrifier une salle d'activités à l'école Barbusse, moins d'un an après son ouverture. Cela fait d'ailleurs plusieurs années maintenant que nous vous répètons qu'il y a un manque crucial de classes dans le canton Nord et le transfert de logements du Sud vers le Nord occasionné par le projet ANRU ne fera qu'empirer cette situation".
Fin de citation.

Depuis 2009, la réalité s’est imposée. Les discours basés sur le déni de l’augmentation de la population et des besoins réels ont été balayés. C’est une première étape.

Aujourd’hui, il faut créer en urgence une école "éphémère" qui induira des coûts supplémentaires pour notre collectivité, alors même que nous devons absolument faire des économies.

Dès à présent, il faut remettre ce dossier à plat et penser à une politique de la ville pour laquelle la prospective et la planification devront être les fils conducteurs. Voilà un beau chantier: travaillons-y ensemble.

Monsieur le Maire a annoncé l'ouverture de cette école pour la rentrée de septembre 2013.