Capture d’écran 2012-01-19 à 16A Alfortville, comme dans beaucoup de villes, les toits et terrasses des immeubles et bâtiments publics hébergent des antennes relais des réseaux de téléphonies mobiles.

Quid des incidences sur la santé ? Psychoses ou réalité ? Les avis divergent selon le parti pris des interlocuteurs et il est bien difficile en l'état actuel des choses de se faire une opinion exacte des répercutions sur l'organisme.

En quelques chiffres: en France, le seuil légal d'exposition aux champs magnétiques des antennes relais de téléphonie mobile est fixé, suivant la bande de fréquence, entre 41 et 61 Volt/mètre. Certaines villes interdisent l'installation d'antennes relais à moins de 100m des écoles et des crèches, au nom de la plus grande vulnéribilité des enfants. Principe de précaution ? Cette interdiction est toujours contestée devant la justice, qui donnent raison dans la plupart des cas aux opérateurs.

Dans le cadre du Grenelle des ondes en 2009, la ville de Vincennes non loin d'Alfortville s'était portée volontaire auprès de l'état pour expérimenter un taux n'excédant pas 0,6 V/m mais... n'a pas été retenue.

Cette évolution de la jurisprudence rend donc impossible tout refus des communes à l'installation de nouvelles antennes. L'État considère qu'il ne revient pas aux élus locaux et non scientifiques, d'établir une réalité des risques. En revanche , il est bien du ressort des élus locaux de tenir compte de l'appréhension que ces installations suscitent auprès de la population. Il faut savoir que le Tribunal Administratif déboute systématiquement les plaintes des communes en ce domaine. Néanmoins il semblerait envisageable aujourd'hui, qu'en cas de doute au vu de l'évolution de la jurisprudence, des riverains portent plainte devant le juge civil...

Dans le cadre de l'Agenda 21, à quand un comité local de concertation à Alfortville, afin de répondre aux interrogations des Alfortvillais sur les conséquences d'une exposition prolongée aux rayonnements électromagnétiques ? Sur des implantations en toute sécurité pour la santé, généralement les opérateurs concernés sont plutôt enclins à des efforts afin de minimiser et corriger les effets indésirables constatés, induits par leurs installations. Encore faudrait-il effectuer les mesures !

Décision du Conseil d'État : Le Conseil d'État, dans sa décision du 6 octobre 2011, reconnaît une compétence exclusive aux autorités de l'État pour encadrer l'implantation des antennes relais. Les collectivités locales ne peuvent donc plus réglementer par arrêté l'implantation des antennes relais sur le territoire de leur commune au nom du principe de précaution.