Image_33ALFORTVILLE CONFLUENCE reçoit le billet suivant d'Homère, illustré par une photographie, sur le thème de la propreté des rues, dont nous avons si souvent parlé. Nous le publions avec plaisir.

Le devoir de mémoire, thème récurrent des discours écrits pour le Maire et si mal lus. Mémoire singulièrement courte quand il s'agit des engagements pris dans sa plaquette électorale. Et du PREMIER d'entre eux.

Engagement numéro UN de la plaquette électorale du Maire (mars 2008) : Mettre en place un plan d'URGENCE : "Alfortville rues propres" !

La faute aux autres (le gouvernement, les Alfortvillais, l'architecte diva, les entreprises et j'en passe), autre thème récurrent des très rarissimes réponses du Maire en Conseil Municipal ou des articles du BMO, par exemple celui de mai-juin 2010 où la "fille de" déléguée "au cadre de vie et à l'embellissement" déclarait : "Il est inadmissible que tous nos efforts soient réduits à néant par une minorité qui continue à avoir un comportement incivique et irrespectueux du cadre de vie et du bien public. Plus que jamais, la propreté est l'affaire de tous."

Propos illustrés par une photographie de crottes de chiens ornant un trottoir non loin d'une "halte chiens". Donc la faute aux Alfortvillais.

Oui, mais voilà. Depuis cet été, les "halte chiens" ne sont pas réapprovisionnées en pinces à crotte et débordent puisqu'elles ne sont pas vidées (sauf aux alentours de la mairie...), comme le montre la photographie ci-contre.

Alors la propreté, affaire de tous ? Non, ni celle du Maire, ni celle de sa conseillère déléguée au cadre de vie et à l'embellissement aux crottes de chien, puisque les coûteux équipements mis en place ne sont pas approvisionnés, les rendant parfaitement inutiles.

Guère étonnant : le Maire se "tape de la légalité", je vous laisse donc imaginer sa préoccupation à tenir son engagement, même "number one". Guère étonnant : le Maire se "fout des tribunaux", donc des juges, je vous laisse donc imaginer la considération qu'il nous porte, simples administrés...

Et je ne lui vois qu'une seule excuse: il est si difficile de voir l'état lamentable des trottoirs alfortvillais, quand on ne les aperçoit que derrière les vitres teintées de sa voiture de fonction, assis sur la banquette arrière, la pensée absorbée par le prochain voyage à l'étranger...