conseil_municipalCette séance du Conseil Municipal s'est ouverte avec un jeu "de chaises musicales" puisque l'ex-tête de liste et seul élu du MODEM, nouveau PRG, a été placé au milieu de la majorité. Cette "rentrée dans les rangs" s'est donc concrétisée physiquement, si besoin encore en était...

Le principal point de ce Conseil Municipal du 8 octobre 2010 était le vote approuvant le Programme Local d'Habitat tel qu'élaboré par l'AGGLO. A cette occasion Catherine de Rasilly a rappelé que ce programme voté par le Conseil communautaire s'impose aux Alfortvillais sans qu'il n'y ait eu aucune concertation de ceux-ci. Encore un exemple de l'opacité de la machinerie AGGLO, de son fonctionnement et de son mode électif anti-démocratique. Conséquence inéluctable de ce plan : une augmentation sensible de la population alfortvillaise qui atteindra les 48 000 habitants dans les années à venir, sans que soit abordée la problématique des équipements nécessaires.

Voici l'intervention de Catherine de Rasilly

Ce n’est pas le rapport joint à l’ordre du jour du Conseil qui nous apportait les informations nécessaires à exprimer un vote averti sur le dossier de PLH établi par l’Agglo. Un seul chiffre intéressant y était mentionné : celui d’une production nette de 800 logements neufs par an sur l’ensemble du territoire de Plaine centrale.

C’est donc la lecture du dossier lui-même qui nous apporte les chiffres relatifs à Alfortville : 150 logements par an. Sur une période de 6 ans, délai légal de validité du PLH, c’est donc 900 logements nouveaux qui doivent être construits sur la Commune, dont plus de la moitié de logements sociaux. Ce chiffre ne comprend pas bien évidemment les logements détruits / reconstruits dans le cadre de l’opération ANRU puisqu’il s’agit d’un solde net.

La lecture de ce dossier est d’ailleurs instructive puisqu’elle met en exergue l’hétérogénéité des 3 communes de l’Agglo, et sa conséquence inéluctable, l’absence de cohérence de cette Communauté d’agglomération. Ce PLH reconnaît aussi que le marché privé ne connaît pas les limites d’une programmation administrative et admet que la pression immobilière peut rester particulièrement forte et en particulier sur Alfortville proche de Paris.

Ce PLH est-il compatible avec le PLU d’Alfortville ? Cette compatibilité est une obligation légale fixée par l’article L 123-1 du Code de l’Urbanisme.

Rappelons quelques faits : lors de l’élaboration du PLU, Monsieur le Maire, vous avez toujours soutenu lors des réunions publiques que la population d’Alfortville était de 36 000 habitants, dans le déni total de la réalité.

Le PLU, approuvé en 2009 il y a 18 mois  et qui en est déjà à sa 4ème rustine, indiquait, dans son rapport, un objectif  de population compris entre 40 000 et 45 000 habitants pour 2015. Chiffre déjà irréaliste puisque la population légale en 2005 était de 42 493 habitants. Mais chiffre commode puisqu’il vous permettait de soutenir que la Commune n’avait besoin d’aucun équipement, mis à part quelques mètres carrés d’espaces verts.

La population légale d’Alfortville a été fixée par l’INSEE à 44 116 habitants en 2007. Elle a encore augmenté depuis. Ajoutons cet objectif minimum de 900 logements avec le taux moyen d’occupation sur Alfortville (2,28 ). C’est donc, selon le PLH, plus de 2 000 nouveaux Alfortvillais qui doivent être accueillis. Alors en 2015, serons-nous 48 000 Alfortvillais ? Probablement.

Je ne doute pas que, dans quelques instants, la procédure du vote bloqué par votre majorité renforcée de son nouvel émule, n’aboutisse à l’approbation de ce PLH. Vous aurez alors un an, Monsieur le Maire, pour reprendre votre PLU et le modifier en profondeur, non pas dans le zonage, qui a la capacité constructive nécessaire, mais dans la programmation d’équipements, prévus pour 40 000 habitants et rendus nécessaires pour 48 000 habitants.

D'autres points ont été abordés lors de ce Conseil.

Divers marchés supplémentaires et un avenant ont été votés dans le cadre de la construction du centre aquatique pour un montant total de 111 536 euros, à ajouter à l'addition. Cette somme ne comprend pas d'autres marchés qui n'ont pas trouvé preneur pour le moment.

André Brunel, de la liste Confluence 2008, a interrogé Monsieur le Maire sur les délais de livraison et les tarifs du Centre aquatique, renseignements primordiaux pour les futurs usagers mais totalement absents dans le dernier BMO, qui ne parle de la piscine que dans une dithyrambe à la mode écolo. Monsieur le Maire nous a confirmé que la livraison du chantier aurait bien lieu comme prévu le 17 décembre 2010 et que l'ouverture au public aurait lieu fin janvier début février 2011: "Je suis heureux comme vous pouvez pas savoir ! "

Quelle précision, surtout en comparaison de la réponse plus qu'évasive sur les tarifs qui seront alors pratiqués. " On y travaille, on regarde les prix en compétition avec les autres villes avoisinantes. On essaye d'être dans une bonne moyenne et pas en dessous comme d'habitude, en fonction de l'équipement et des amortissements à faire des équipements de cette qualité... " Bref, comme d'habitude, le Maire noie le poisson, et ne répond pas à la question posée !

Catherine de Rasilly s'est étonnée qu'une fois de plus, à l'occasion du jumelage avec la ville d'El Biar en Algérie, les frais de déplacement de 3 jours sur place pour 7 élus, partant dès le surlendemain de ce Conseil, ne soient pas quantifiés et que le vote d'un "chèque en blanc" soit encore demandé au Conseil Municipal.

Monsieur le Maire a refusé de répondre à la question et de communiquer le noms des participants. Cependant Alfortville Confluence peut vous indiquer qu'il s'agit de Messieurs Rouquet, Tisseyre, Chikouche et de Mesdames Santiago, Alout, Bernichi et Menvouta. Monsieur Tisseyre, Maire adjoint a estimé pour sa part devoir répondre sur le montant des frais engagés, à savoir 2 562 euros pour les billets d'avion. Qu'il en soit remercié.