En août 2008, l'optimisme régnait. Sûr, sûr, le Vélib' allait envahir les rues d'Alfortville.

L'implantation des premières stations dans les 11 villes limitrophes de Paris était décidée. Le Conseil Général du Val-de-Marne avait lancé une consultation à ce sujet auprès des 47 communes du département, dans la perspective d'un appel d'offres en 2009 et d'une mise en service en 2010. Monsieur Cathala, Maire de Créteil, décidait de faire son "cavalier seul" avec Cristolib. Enfin et surtout, le candidat Rouquet, fraîchement réélu à Alfortville, ne pouvait avoir de cesse que d'honorer son engagement n° 25 : "Favoriser le développement de... Vélib à Alfortville !" (NDLR: le point d'exclamation n'est pas de nous !)

ALFORTVILLE CONFLUENCE avait alors analysé la situation dans son message du 04 août 2008, en émettant quelques doutes sur certaines options...

Les doutes sont devenus des réalités puisqu'aujourd'hui, entre flottements et renonciations, le Vélib' à Alfortville, c'est pas gagné.

Le Conseil Général vient de confirmer l'abandon du projet de Vélib' départemental: trop coûteux, trop difficile à mettre en place. Il est préféré d'investir sur une formule alternative de location personnalisée et surtout d'investir dans les infrastructures, en multipliant les pistes cyclables, afin d'inciter à l'usage de la bicyclette. Choix logique et de bonne gestion.

Deux mois après son lancement, Cristolib commence à révéler ses failles: absence de stations Cristolib près des gares des transports en commun (incroyable à l'heure où tous les technocrates ont à la bouche le terme multimodal !), réseau en vase clos car dissocié du Vélib parisien, manque de pistes cyclables. La municipalité botte en touche et déclare ne vouloir faire un premier bilan qu'après 6 mois de service.

Enfin la casse et le vol constatés par la société Decaux, concessionnaire du Vélib parisien, ne l'incite pas pour le moment, à opter pour une politique d'extension du réseau en proche banlieue.

Il ne reste plus aux Alfortvillais désireux de voir Vélib arriver en ville qu'à compter sur l'acharnement du candidat Rouquet à respecter son engagement n° 25. L'espoir fait vivre... Et pourtant, c'est un exemple à suivre, même dans un pays pauvre...

Velib_india