baignade_1ALFORTVILLE CONFLUENCE reçoit le message d'un riverain de la rue de la Baignade (à deux pas du Commissariat). Ce riverain se fait l'écho d'un problème dont de nombreuses personnes se plaignent dans le quartier.

Je profite de la tribune que m’offre le blog d'Alfortville Confluence pour vous avertir de ce qui se passe actuellement dans le canton nord d’Alfortville, en espérant que ce message sera lu et relayé par les alfortvillais.

C’était le dimanche 11 janvier 2009 aux alentours de 17h00,  lorsque j’entends des personnes qui parlent fort dehors, j’ouvre ma fenêtre et je vois 3 à 4 personnes de type Rom en train d’écarter les plaques de tôle d’une maison située rue de la Baignade, j’en informe la police immédiatement mais celle-ci ne donne pas suite à mon appel.

Cette maison est murée depuis très longtemps. Jean-Marie Bigard y a tourné quelques scènes de son film « le missionnaire » sorti récemment au cinéma. Cette maison a une façade brûlée en raison du film.

Je n’ai plus rien remarqué durant l’hiver, ils se font très discrets mais au printemps de temps en temps des femmes puis des hommes rentrent et sortent par l’arrière de la maison un par un en écartant le grillage qui sert de délimitation du terrain.

Au mois de juin, il se font de moins en moins discrets, en effet, je découvre un matin que les parpaings de deux fenêtres au rdc et de la porte d’entrée ont été démolis. Les gravas ont atterris dans les poubelles de l’immeuble situé rue des Pontons (9-11), le gardien va à la rencontre de ceux-ci afin d’avoir une explication là les Rom l’informent qu’ils ont «un papier de la mairie les autorisant à être là».

baignade_8La nuit du 16 juin 2009, ils nettoient le jardin envahis d’arbres qu’ils coupent en faisant bien sûr du bruit  empêchant le voisinage de dormir. Le lendemain vers 14h00, je vois arriver un camion appartenant à la communauté d’agglomération se garer devant la maison et commençant à récupérer les arbres coupés la veille à l’intérieur même du jardin par dessus la grille.

Ne comprenant pas ce qu’il se passe, j’appelle la mairie d’Alfortville afin de savoir si ces Rom ont bien le droit d’être là, mais la réponse de la personne au standard de la mairie me répond qu’il ne sont au courant de rien et m’invite à contacter le commissariat, mais là pareil, aucune information ne filtre.

Je décide tout de même de contacter la communauté d’agglo en les informant de ce qu’il se passe et en leur demandant qui va payer l’enlèvement de ces arbres. La personne a pris mon numéro afin de se renseigner. J’attends toujours l’appel.   

Plus les jours passent, plus ils ont l’électricité, utilisent l’eau des immeubles HLM Micolon qu’ils prennent la nuit vers 23h00 et plus je vois de monde entre 10 et 15 personnes.

Le fils de ma voisine n’ayant pu trouver de place pour garer sa voiture rue des Pontons, la gare devant la maison et là un Rom surgit de celle-ci et lui demande de se garer ailleurs ce qu’il va faire (c'est honteux).
Deux jours après vers 21h00, ils installent devant la maison deux plots de stationnement pour ne plus être dérangés.

La police est intervenu une fois, lorsqu’un homme a frappé sa femme, ils contrôlent la voiture mais pas eux.
Ils se disputent souvent très fort, c’est fatiguant.

Ils ont inscrit leur enfant à l’école primaire d’Octobre: il a été scolarisé durant les 3 derniers jours de cette année scolaire.

Vendredi 17 juillet 2009 vers 21h00, ils élaguent les arbres de leur jardin et abandonnent les branches immenses sur le terrain situé en face de la maison sans se poser de questions. Une personne de la mairie vient constater la décharge sauvage qu’il prend en photos et discute avec les Rom mais ils continuent samedi sans que personne leur dise rien.

Maintenant ils repeignent l’intérieur de la maison avec de la peinture blanche récupérée du ravalement cité Micolon et viennent d’inscrire sur le portail le chiffre 8. Ils posent des fenêtres neuves à la place des parpaings qu'ils ont enlevé. Ils deviennent «propriétaires» d’une maison avec jardin au centre d’Alfortville et reçoivent du courrier.

Les habitants du quartier en discutent beaucoup et se posent la question de la position de la mairie. Beaucoup croient à la rumeur que le maire leur a donné l’autorisation d’être là, certains même ne veulent pas payer la taxe d’habitation s’ils restent là. Certaines personnes ont écrit au maire et n’ont reçu aucune réponse. Ils se sentent moins considérés que les Rom. Il faut savoir que ce sont des jeunes parents et ils n’apprécient guère le silence et l’inaction de la mairie face à ce problème et qu’ils ne l’oublieront pas lors de la prochaine élection  municipale.

Il faut vite faire quelque chose. Merci.