ALFORTVILLE CONFLUENCE reprend le dossier paru le 31 octobre 2007 sur le site de la liste CONFLUENCE 2008.

Le Pôle Culturel est composé de 3 équipements différents :
- la médiathèque, qui est un équipement construit et géré par l’AGGLO (Communauté d’Agglomération),
- la salle de spectacles, équipement communal,
- la salle de convivialité, qui est aussi un équipement communal.

C’est plus spécialement à la salle de spectacles que le présent dossier est consacré.
 
salle_spec025Présentation de la salle

Cette salle a été inaugurée le 11 février 2007. Elle a coûté, avec la salle de convivialité, la somme de 6 170 000 euros. Elle peut accueillir 410 spectateurs (fauteuils fixes en gradins).

La scène est au niveau du premier rang : elle a des dimensions imposantes (14 mètres par 22 et 7 mètres de hauteur). Elle occupe, à elle seule, 40 % de la surface totale de la salle, sans compter les réserves à décors, ce qui indique une volonté culturelle forte, privilégiant la possibilité de la création artistique, avec l’incidence financière sur le coût de l’équipement qui en résulte.

Bien qu’Alfortville ait vu la fermeture de son dernier cinéma, le Trianon, il y a plusieurs dizaines d’années, aucune disposition n’a été prise pour assurer la diffusion de films dans cette salle. Tant pis pour les amateurs du septième art, ils n’ont pas droit de cité à Alfortville.

Si l’adaptation à la projection de films est possible (ce qui reste à vérifier sur le plan technique), il sera nécessaire dans le futur de procéder à des travaux coûteux. Alors pourquoi rien n’a-t-il été prévu ? Toujours la même et unique raison, que l’on retrouve dans l’ensemble des réalisations municipales à Alfortville : un choix budgétaire et une volonté individuelle.

L’équipe sortante a toujours préféré ne pas prévoir le long terme, dépenser dans l’inutile, voire dans le somptuaire, plutôt que de créer un équipement répondant aux besoins réels des Alfortvillais.
Ici le somptuaire se trouve dans l’importance de la scène : c’est ainsi que la plupart des spectacles n’ont besoin que de l’avant-scène, et n’utilisent qu'un petit tiers de la surface du plateau.

Fréquentation

Sujet sensible et délicat, sur lequel l’équipe municipale ne communique pas. Mais mis à part quelques spectacles qui affichent complet (Yeraz l’année dernière, Aubert cette année), beaucoup de fauteuils restent vides.

La saison actuelle 2007-2008 propose 35 spectacles (source : plaquette de la Mairie), ce qui fait bien moins d’un spectacle par semaine.

Le tarif moyen des places est de 20 euros. Par abonnement, ce tarif moyen peut être réduit à 16 euros.

Coût de fonctionnement

Le budget de fonctionnement initialement annoncé est de 450 000 euros par an, soit plus de 1 000 euros par place.
Ce budget annoncé nous paraît faible en fonction des frais d’éclairage, de chauffage, de climatisation, de maintenance et au regard de l’équipe de 14 personnes permanentes assurant l’animation et la gestion.

A ceci, il faut ajouter la présence d’un "pompier" pendant les heures d’ouverture, y compris celle de la médiathèque. Le choix d’un hall commun pour le Pôle Culturel a conduit à cette obligation concernant la sécurité. Encore un surcoût pour le seul "prestige" d‘une entrée commune avec la médiathèque… Argent gaspillé aujourd’hui et pour des générations…

Combien coûte un spectateur ?

En prenant l’hypothèse (optimiste) d’un coût de fonctionnement annuel de 450 000 euros, d’une fréquentation (optimiste) de 50 %, et de 35 spectacles par an, chaque spectateur est donc subventionné pour plus de 62 euros par le contribuable alfortvillais.

Pourtant chacun remarquera que les Alfortvillais ne bénéficient pas de tarif préférentiel, ce qui revient à les faire payer plusieurs fois le prix de la place, 1 fois au guichet et 3 fois et demie par la subvention. Et de repayer pour les spectateurs qui n’habitent pas Alfortville, qui, eux, ne payent qu’une fois.

« Equipement prestigieux », a déclaré le Président de l’AGGLO, le jour de l’inauguration officielle.
Equipement trop prestigieux, peuvent se demander les Alfortvillais ?

Voilà le résultat d’une réalisation dont le programme a encore été décidé en petit comité (Maire-Adjoint chargé de la Culture, responsables d’associations), mais sans enquête ni diagnostic des aspirations des habitants. Cela explique sans doute les questions soulevées dans ce dossier.