Le mot de la Présidente

Souvenez-vous, ce n'est pas si loin, lors du dernier Conseil Municipal d'Alfortville du 14 décembre 2006, j'ai posé plusieurs questions précises à Monsieur le Maire, concernant notamment l'objet de dépenses engagées sur le budget municipal, donc avec l'argent du contribuable alfortvillais (voir le compte rendu de ce Conseil Municipal).

Souvenez-vous, Monsieur le Maire n'a pas daigné, selon son habitude , répondre à mes questions ... Peut-être n'avait-il pas les réponses préétablies et "politiquement" correctes ? Peut-être a-t-il jugé ces questions embarassantes ? Peut-être n'avait-il pas, lui même, encore lu les réponses... dans le "prochain BMO", comme il m'invitait à le faire, en fin de non recevoir ?

"Le prochain BMO" a été distribué 4 jours après ce Conseil, il était donc déjà imprimé lors de la séance...   Bien sûr certaines de mes questions restent malgré tout sans réponse: elles sont sans aucun doute classées "Top Secret / bureau du Maire et du petit cercle des intimes".

Concernant le respect des délais d'achèvement des travaux de l'école maternelle Henri Barbusse, aucune réponse précise ne m'a été apportée, ni quant à la rentrée de septembre 2007, ni quant au respect de l'enveloppe budgétaire lourdement grevée par la procédure de justice en cours. Hélas, RIEN au sujet de cette école dans le BMO n° 114 (décembre 2006).

Concernant la subvention exceptionnelle de 40 000 € (262 382 francs) allouée au comité de jumelage pour "différentes manifestations prévues dans le cadre de l'année de l'Arménie", le même BMO nous détaille en page 12 le programme ... en avant première. Pourquoi ne m'avoir pas répondu lors du Conseil Municipal 4 jours avant ? Parce que, au regard du nombre et de l'objet des manifestations, le montant de cette somme aurait pu paraître excessif ?

Concernant le centre aquatique, l'article dithyrambique du même BMO (pages 15 à 18) se termine par: "Un vaste programme que tous les alfortvillais ont certainement hâte de voir sortir de terre en 2008". RIEN au sujet des délais d'achèvement réels et de la date de livraison au public (pas avant 2011). RIEN concernant les coûts de ce projet (à ce jour, 9 875 781 euros TTC soit près de 65 millions de francs). Encore la langue de bois du BMO.

Concernant le pôle culturel, le même BMO nous apprend en page 9: "13 janvier: la cérémonie d'ouverture de l'espace culturel de convivialité", "au Parvis des Arts". Bien avisés, les conseillers municipaux qui  lisent le BMO. Cette information n'aurait-elle pas pu être donnée lors du Conseil Municipal 4 jours avant ? Oubliée l'ancienne appellation "Espace Marquis de Condorcet", votée et enterinée par le Conseil Municipal du 16 octobre 2003... c'est loin ! L'eau a coulé sous le Pont Suspendu et Monsieur le Maire ne se souvient uniquement de ce qui l'arrange, comme d'habitude ! Bref, ce Parvis... "des Arts" ou "Marquis de Condorcet", c'est le même à l'angle des rues Marcel Bourdarias et de la rue Joseph Franceschi (anciennement rue de la Mairie) !

Concernant la démolition de la salle Voltaire : RIEN dans le même BMO.

Le Conseil Municipal d'Alfortville n'est en réalité qu'une représentation théâtrale, servie par de mauvais acteurs, majoritairement amorphes. Une simple chambre d'enregistrement fantôche, un simulacre de démocratie où l'opposition ne peut que s'exprimer dans le vide puisque le Maire se permet de traiter par le mépris toutes les questions qui le dérangent, et dont il n'a qu'exceptionnellement les réponses... Les conseillers municipaux d'opposition, toutes tendances confondues, devraient donc attendre le BMO afin d'apercevoir un semblant de réponses, aucun débat réel n'étant à l'ordre du jour de ces séances.

Le même BMO s'enorgueillit en page 7 de la "parité Hommes/Femmes: Alfortville montrée en exemple" "qui compte 21 élues sur les 39 membres du conseil." Chiffre atteint à Alfortville, rappelons-le à Monsieur le Maire, grâce aussi aux éluEs d'opposition qui sont plus nombreuses que leurs homologues masculins !

La parité à Alfortville, comme ailleurs, n'est en aucun cas du fait de Monsieur le Maire, mais une conséquence de la loi électorale. Mais à Alfortville, hélas, la parité n'est qu'une façade qui ne doit pas cacher la réalité de la prise de décisions entre les mains des quelques-uns (au masculin) du cercle très fermé entourant Monsieur le Maire quand ce n'est pas par lui seul.

La particularité d'Alfortville est la gestion autocratique de la ville dans la violation récurrente de la loi. Entre autres, citons pour exemples très récents: la violation de la loi de 1905, de la loi sur les copropriétés, les dépenses effectuées couramment avant les votes du Conseil Municipal, les délibérations posées sur la table du Conseil, le refus d'octroi de local et de chronique dans le BMO pour les élus minoritaires, le refus de réponses aux questions des élus minoritaires ... les élus majoritaires ne posent jamais aucune question ! Cette liste, hélas longue, n'est pas exhaustive...

Catherine de Rasilly
Conseillère Municipale sans étiquette
Présidente d'ALFORTVILLE CONFLUENCE.