Dans le journal Le Parisien de ce jour (jeudi 22 décembre, édition Val de Marne), Monseigneur Gaillot, évêque de Partenia, diocèse sans fidèle et perdu dans les sables de Tunisie, explique qu'il est venu rendre visite aux familles campant devant la Mairie d'Alfortville depuis samedi soir, après leur éviction de l'église Notre Dame d'Alfortville... et "s'élever contre le curé de la paroisse qui a ordonné leur évacuation de l'église" en déclarant: "Quand les gens viennent trouver refuge dans la maison de Dieu, on ne les met pas dehors. Jésus n'aurait pas fait ça, il n'a jamais exclu personne."(source Le Parisien /FH /page I).

Monseigneur Gaillot n'aurait il entendu qu'un seul son de cloche ?
A-t-il préféré pécher par narcissisme médiatique en ignorant la position du diocèse de Créteil et en ne rencontrant pas Monsieur le Curé qui ne réside pourtant qu'à 2 pas ?
Aurait t-on oublié de lui dire que Monsieur le Curé n'a en rien failli à son devoir de chrétien ? Il a en effet, avant l'évacuation, proposé une solution de dépannage à ces familles en leur proposant pour une période provisoire, les locaux paroissiaux de la rue de Rome, locaux chauffés et équipés d'une cuisine et de sanitaires (voir notre message du 18 décembre 2005).

Ces familles, "conseillées" dans leur démarche par le CCSA (Comité Chômeurs Salariés d'Alfortville), ont refusé cette offre, "n'acceptant pas l'aumône"... et préféré installer femmes et enfants dans un campement de fortune face à la Mairie.

La communauté catholique d'Alfortville soutient la démarche de son curé, qui ne peut accepter que l'église devienne un moyen de pression politique contre la municipalité. C'est bien ce qu'explique l'affiche apposée à la porte de l'église.